L'amour précéde la rencontre" (TH DE CHARDIN)

C'est ce que je ressens pour la france et les français

Comte de Paris

24
déc 2016

Note sur M. Don Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú : Le déchu d’Espagne et roi des titres de fantaisie

Paris le 24 décembre 2016

A l’attention des lecteurs ,

Vous avez été nombreux, suite à diverses manifestations sur le sol de notre chère patrie, y compris à caractère religieux à me demander de mettre fin à ce qui s’apparente à une imposture .

Bien qu’en étant informé de cette situation, j’ai considéré qu’une telle prise de position était inutile tant il sautait aux yeux qu’une présence intermittente sur le territoire national , d’un prétendu « Luis XX » de fantaisie ne pouvait tromper personne . Une prise de position de ma part pouvait même paraître désagréable au Roi d’Espagne à sa Famille régnante avec laquelle nous entretenons depuis longtemps des relations d’estime , et je le peux le dire , d’amitié . Mais, le caractère répété d’apparitions qui n’ont rien de miraculeuses , les moyens considérables de toutes sortes déployés au secours de ce maquillage dynastique, une certaine crédulité de gens de bien en une époque où tout ce qui est médiatique est considéré comme vrai m’ont conduit à considérer, qu’en effet , les bornes de la bienséance avaient été franchies .

C’est pour cette raison que j’ai demandé à mon secrétariat de rédiger une note juridique à son sujet . Elle a pour objet ,non de réfuter les prétentions à des droits d’un Monsieur déchu dans son propre pays mais tout simplement d’ informer tous et chacun ainsi que les autorités civiles , militaires et religieuses de la France , du mensonge que constitue la propre personne qui les revendique.

Le caractère caustique de ce document n’enlève rien à sa vérité qui est celle de l’histoire de la France. Au contraire, l’humour est l’ami de la liberté lorsqu’on porte atteinte aux fondements mêmes de la royauté .

Henri VII ,de jure

Comte de Paris

Duc de France

SECRÉTARIAT DE MONSEIGNEUR LE COMTE DE PARIS

Note sur M. Don Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú : Le déchu d’Espagne et roi des titres de fantaisie

«Tous François sunt d’un lignage, car ils ont aucune similitude ou affinité ou proceineté naturele communelment. [...] Et donques le roy qui est pere de ses subjects [...] doit avoir [...] unité ou convenience de lignage, comme dit est. Par quoy il s’ensuit que ce est inconvenient et chose desnaturele ou hors nature que un homme soit roy d’un royalme et qu’il soit de estrange païs» Nicole Oresme, Le Livre des Politiques d’Aristote. vers 1320-1322 évêque de Lisieux et conseiller du roi Charles V le Sage

«Quand vint Jeanne d’Arc, tout un parti d’hommes nés Français acceptait comme roi de France Henri d’Angleterre. Cauchon vous eût prouvé qu’il n’était pas étranger, ayant abondance de sang français par sa mère Catherine de France, et de son chef étant d’une race française, les Plantagenet. Quant au Dauphin Charles, les prudes gens du parti de Bourgogne, qui avaient en horreur le parti d’Orléans, se refusaient à reconnaître le vrai sang de saint Louis dans ce fils d’Isabeau de Bavière, vilainement compromis dans le meurtre du pont de Montereau. Ils ne pouvaient croire que Dieu ne fut pas de leur avis, et de bonne foi ils tinrent Jeanne pour sorcière ou menteresse; de bonne foi ils trouvèrent son supplice juste».

Marquis de Roux, Le droit royal historique, Nouvelle Librairie Nationale, 1911

La grâce de la République

C’est par la grâce du code républicain de la nationalité française mis en vigueur par l’ordonnance du 19 octobre 1945 que M. Luis-Alphonse de Borbon est binational et non du fait de lettres patentes de naturalité. Ce texte dispose en effet qu’était Français l’enfant légitime né d’une mère demeurée française que le père du Sieur, Alphonse, a bénéficié de ce droit. Il en fut de même pour son fils, Luis Alfonso, né en Espagne en 1974, doté de la double nationalité franco-espagnole, mais vivant au Vénézuéla et aux États-Unis. Le Sieur Luis-Alfonso ne connaît pas le régnicolat, c’est-à-dire à la résidence en France et au service rendu sur le territoire du royaume, essentiel pour la qualification de prince français : Henri III partant régner en Pologne – mais pas fonder une maison étrangère – se fait délivrer par son frère régnant des lettres patentes de naturalité, ce qui montre que le seul éloignement du territoire pouvait légitimement conduire à la perte de la naturalité française. Sous la Monarchie, le Sieur Luis l’aurait depuis longtemps perdue ce qui n’interdit pas en République, dans le cas où l’individu «s’est livré au profit d’un État étranger à des actes incompatibles avec la qualité de français et préjudiciables aux intérêts de la France» d’être déchu de la nationalité (article 25 du code civil).

L’exil doré de M.Luis

Le Sieur Luis, banquier, aime à rappeler pour expliquer sa vie à l’étranger les «mesures d’exil » qui ont frappé les «familles royales», mais pas la sienne – de famille. Elle ne fut touchée ni par la loi de 1832, ni par la loi de 1848, ni par celle de 1886 qui ne proscrit que les Orléans et les Bonaparte. Les Bourbons isabelins dont Louis est l’héritier régnaient alors sur l’Espagne, et ne songeaient pas un instant à revendiquer la couronne de France. Quand le grand-père de Louis, après la mort de son père, le roi Alphonse XIII, se découvre une forte envie à la prétendance, il voyage sans difficulté en Europe tandis que la famille d’Orléans reste frappée par la loi d’exil jusqu’en 1950, revenant ensuite dans leur patrie pour toujours sans jamais renoncer à accomplir leur devoir historique. L’actuel usurpateur dispose cependant d’un pied à terre à Paris qui lui permet de participer à quelques soirées mondaines et manifestations officielles dont les participants venus de France mais aussi beaucoup de l’Étranger ignorent en réalité quelles sont ses vraies qualités de gentilhomme. Ces Dames, Messieurs et Messieurs-Dames, admirent et peuvent ainsi rencontrer cette excellence bien faite en chair et en os pour l’entendre raconter ses souvenirs et évoquer sa «famille française depuis plus de 1.000 ans». Faut-il rappeler que les Bourbons commencent en 1256 en tant que branche de la famille royale, et ne deviennent héritiers de la couronne qu’à la mort d’Henri III, à la fin du XVI° siècle? La famille royale millénaire est bien la dynastie capétienne, à travers ses divers rameaux. Rappelons aussi que la maison de Bourbon Busset est la branche aînée, non dynaste, de la maison capétienne de Bourbon, qui remonte à saint Louis par Robert de France, comte de Clermont dont le frère aîné fut Philippe III le Hardi…

M. Luis n’a pas le droit de porter le titre de «S.A.R» en Espagne en vertu d’un décret du Roi d’Espagne (le vrai) du 6 novembre 1987

Le décret pris par son grand-père, le Général Franco titrait en 1972 le père de Monsieur de S.A.R. et attribuait à ses enfants nés et à naître le prédicat d’altesse royale pour le consoler que sa branche aînée ait perdu tout droit au trône d’Espagne au profit de la branche cadette des Bourbons. À sa naissance, Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú est ainsi déclaré à l’état civil espagnol comme «S.A.R».

S’il est bien espagnol en Espagne, il n’y est plus altesse royale depuis 1987, la distinction à caractère héréditaire conférée à son père ayant été transformée par le roi Juan Carlos en titre viager qui s’éteint donc à la mort de son père et revient à la Couronne. Cette règle s’applique à tous les titres de noblesse : «El uso de títulos de nobleza, pertenecientes a la Casa Real, solamente podrá ser autorizado por el Titular de la Corona a los miembros de su Familia. La atribución del uso de dichos títulos tendrá carácter graciable, personal y vitalicio ». Autrement dit : « L’utilisation de titres de noblesse, appartenant à la Maison Royale, pourra seulement être autorisée par le Titulaire de la Couronne aux membres de sa Famille. L’attribution de l’utilisation de ces titres aura un caractère gracieux, personnel et viager ». (Real Decreto 1368/1987, de 6 de noviembre, sobre régimen de títulos, tratamientos y honores de la Familia Real y de los Regentes, Agencia Estatal Boletín Oficial del Estado,‎ 6 novembre 1987 Art. 6.). Le titre étant viager n’est donc pas transmissible aux descendants mais Monsieur Luis le déchu conteste ce décret en considérant qu’étant né avant 1987, et contre toute évidence lexicale et juridique, le titre n’a pas disparu à la mort de son père : c’est un miracle. Pourtant, M. de Borbon n’a pas le droit de porter le prédicat de S.A.R. en Espagne et le roi Juan-Carlos l’a simplement autorisé à porter seulement le prédicat de S.E. (Son Excellence) qu’il refuse d’ailleurs de porter… En tous les cas, ne l’appelez plus Monseigneur.

Enfin, la règle du caractère viager et non transmissible aux descendants a été rappelée par le décret royal n° 470/2015 du 11 juin 2015 pris par le roi Felipe révoquant le titre viager de Duchesse de Palma de Majorque conféré par son père, Juan Carlos, à sa fille Cristina de Borbón y Grecia en 1997.

M.Luis a perdu ses titres espagnols mais pourrait prétendre au Duché de Franco par sa grand-mère

Monsieur Luis ne revendique cependant pas ses autres titres conférés mais par son père le 22 janvier 1977 , sans doute ici par souci de légalisme à deux vitesses : prince des Asturies, en qualité d’héritier de la Couronne de Castille, prince de Gérone, duc de Montblanc, comte de Cerbère et seigneur de Balaguer, en qualité d’héritier de la Couronne d’Aragon à laquelle il pourrait prétendre à condition d’y louer un appartement. Reste le duché de Franco, titre créé le 26 novembre 1975 par le roi Juan Carlos Ier et attribué à sa grand-mère, María del Carmen Franco y Polo, alors marquise consort de Villaverde, en mémoire de son père, Francisco Franco, ce qui fait que M.Luis-Alfonso pourrait l’ajouter sur sa carte de visite avec ses autres titres de fantaisie.

Son fils aîné n’est pas dynaste

Ses trois enfants (deux jumeaux et leur sœur aînée) ont une quadruple citoyenneté : espagnole et française, héritées de leur père Louis de Borbon, vénézuélienne, héritée de leur mère María Margarita Vargas (puisqu’il paraît peu probable que celle-ci ait renoncé à sa citoyenneté vénézuélienne en se mariant), américaine, de par leur naissance sur le sol des États-Unis. Mais, il est loisible au papa et la maman de faire oublier l’état du droit et le sublimer en les faisant baptiser en France ou, mieux, au Vatican. Malheureusement, l’acte de baptême ne figure pas sur les pièces d’identité et ne fait pas l’objet de Lettres Patentes. Mais la question demeure : en titrant “Dauphin de France” son aîné des jumeaux mais aussi “duc de Bourbon”, il l’a rendu non-dynaste à la Couronne de France. Mais comme les films en version originale avec le sous-titrage, il pourrait le retitrer. Dans cette attente, le bambin pourra cependant plus tard prétendre à la Couronne d’Espagne…

Le titre de S.A.R. a été recyclé en France par son père le 7 janvier 1988 à la préfecture

Afin de sauver les meubles de son fils d’Altesse déchue par le décret du 6 novembre 1987 du titre de “S.A.R”, son père Luis a obtenu des services de l’état civil de la République française par “amabilité administrative” que soit modifiée sa carte d’identité afin d’y consigner, au fond, ses droits futurs sur le Trône – ce qui soit dit en passant est assez comique – le titre de “S.A.R.”. Les services de la préfecture lui ont ainsi délivré le 7 janvier 1988 une carte nationale d’identité au nom de « S.A.R. de Borbon, duc de Bourbon, Louis-Alphonse ». Son fils bénéficie simultanément de la même amabilité. Pour autant, la République, pourtant bonne-mère, lui a refusé de faire son service militaire en France. Il a intégré l’Armée de l’Air espagnole le 14 décembre 1998 et juré fidélité à la Constitution du Royaume d’Espagne, à son drapeau et à son roi…

Un nouveau « duc d’Anjou » pour la montre

Sur ladite carte d’identité du papa, le titre de “duc de Bourbon” éteint depuis 1830 a été remplacé par le titre de “duc d’Anjou. Or, la branche aînée, descendante de Philippe V d’Espagne, petit-fils de Louis XIV, devenue maison royale étrangère depuis 1713, ne possède plus de titre français (le duché d’Anjou a été concédé plusieurs fois à d’autres princes français depuis 1713) et n’assume plus aucun service en France. Plusieurs fois dans son histoire, elle s’est même posée contre la France et particulièrement contre la France royale. Enfin, Philippe V étant vivant, le titre de duc d’Anjou est conféré par Louis XIV au futur Louis XV et par Louis XV à son fils et, plus tard à son deuxième petit-fils, futur Louis XVIII. Un titre usurpé de plus… Et, si la Cour d’Appel de Paris le 22 novembre 1989 a débouté le Prince d’Orléans dans sa demande d’interdire à l’aîné de la Maison de Borbon de porter les armes de France qui existaient bien avant eux, cela ne signifie pas que la justice française donne raison à l’aîné des Borbons mais qu’elle se refuse à l’interdire dans la mesure où le roi Louis-Philippe n’a pas souhaité porter les armes pleines de France. De même, la requête du Prince d’Orléans en sa demande de rectification de son état civil ne tient pas au fait qu’il est en droit de porter le nom de ces ancêtres mais que « c’était volontairement que le nom d’Orléans avait été substitué à celui de Bourbon par le fils cadet de Louis XIII et tous ses descendants qui avaient ainsi abandonné le nom de Bourbon et que cette volonté de porter le nom d’Orléans avait été confirmée par le roi Louis-Philippe lors de son accession au trône » (Cour de Cassation. 30 septembre 2003). Mais le Sieur Luis et ses compères prennent soin d’ignorer celui du 29 mars 1995 par lequel le Comte de Paris est le mieux habilité à défendre « la succession de Jean III, Duc de Guise, chef de la Maison de France » et fait de lui le plus qualifié de la famille d’Orléans pour les détenir et en représenter le nom. Il n’y a qu’un chef de la Maison de France. Il est en France.

M. Luis ou l’enflure de titulature

Outre le titre de « roi de France » numéroté en « Louis XX » alors que Luis n’est pas encore sacré sauf par quelques médias – il devrait y penser lors d’une prochaine visite dans la Basilique des Rois – il n’est pas coutumier et inédit en monarchie de voir un roi sans trône et n’exerçant aucune souveraineté sur un État de se parer de titres de fantaisie. Mais là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. Son lot de titres de breloques tient du vrai bourbier espagnol.

Voici donc les titres, outre celui de « roi de France », dont s’affuble Monsieur Luis et que soutiennent ses partisans :

Roi de Navarre,

Roi de Jérusalem,

Coprince d’Andorre.

Duc d’Albret, Beaumont et Vendôme, Comte de Foix, Armagnac, Comminges, Bigorre et Marle, vicomte de Béarn et Donezan, comte de Provence et, Forcalquier. Dauphin de Viennois, comte de Valentinois et de Diois. Landgrave de la Haute et de la Basse Alsace.

Souverain Grand Maître des Ordres royaux du Saint-Esprit et de Saint-Michel, Bailli Grand-croix d’Honneur et de Dévotion de l’Ordre Souverain militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte.

Premier chanoine de l’archibasilique de Saint Jean de Latran,

Proto-chanoine de la cathédrale d’Embrun,

Proto-chanoine de Notre Dame de Cléry,

Chanoine honoraire de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne,

Chanoine honoraire de l’église de Saint-Hilaire de Poitiers,

Chanoine honoraire de l’église de Saint-Martin de Tours,

Chanoine honoraire de l’église de Saint-Martin d’Angers,

Chanoine honoraire de l’église de Saint-Martin de Chalons».

Sans compter les chanoines, prenons quelques exemples d’usurpation de titres :

On observera des doublons inquiétants. Il en va ainsi du titre de « roi de Jérusalem » comme celui assez original de « Landgrave de la Haute de la Basse Alsace ». Les Alsaciens seront heureux de savoir qu’ils ont deux souverains putatifs, tous deux blancs d’Espagne.

  • La Principauté de Monaco aurait-elle deux Princes?

M. Luis emprunte des titres qui appartiennent au Prince de Monaco comme celui de Comte de Valentinois et de Diois. Sans remonter longtemps dans le temps, rappelons que Le Valentinois est donné en 1642 au Prince de Monaco par le roi Louis XIII en compensation des territoires perdus en Espagne. Le duché de Valentinois a été à nouveau érigé en duché-pairie en faveur de Jacques Ier de Monaco et transmis à ses héritiers mâles et légitimes, par lettres patentes de Louis XV. Il est aujourd’hui porté par le Prince Albert II. Il y a donc deux comtes et, nécessairement, un de trop mais lequel?

  • Monsieur Luis règne-t-il aussi sur Andorre?

En vertu de l’article 43 de la Constitution – qui n’est pas républicaine puisque c’est celle d’une Principauté…, les Coprinces sont, conjointement et de manière indivise, le chef de l’État. Cette fonction est exercée, à titre personnel et exclusif, par l’évêque d’Urgell et le président de la République. En tous les cas, Joan-Enric Vives i Sicília, titulaire de la première fonction et de nationalité espagnole ne sait pas encore qu’il y a en réalité trois co-princes en Andorre.

  • Le Premier chanoine de la basilique de Saint-Jean de Latran est le Président de la République française

lorsqu’il en accepte le titre du Saint-Siège –ce qu’il a toujours fait. Monsieur Luis devrait prendre l’attache de Monseigneur Agostino, cardinal vicaire de Rome et archiprêtre de la basilique Saint-Jean de Latran pour prendre possession de ses fonctions en se munissant, bien sûr, de sa carte d’identité.

  • Dauphin de Viennois 

Son dernier titulaire fut Humbert II. C’est que Don Luis ne prétend plus à grand-chose.

  • Souverain Grand Maître des Ordres royaux par le mystère du Saint-Esprit?

    M. Luis aime à s’exhiber en public – sauf à la cour d’Espagne – avec le Cordon pour soutenir ses prétentions et impressionner le quidam. Il n’a pas hésité à la porter, y compris lors de l’audience privée accordée par le pape Benoît XVI le 8 novembre 2008, sans doute pour qu’il le bénisse. Or, Le Souverain de cet Ordre est a minima un prince du sang, et normalement le Roi de France ou le chef de la maison royale. Mais Son Excellence ne peut pas être poursuivi dans ce cas pour port illégal de décorations et peut donc continuer à faire croire qu’il est une Altesse mais seulement hors du royaume d’Espagne, un blanc d’Espagne qui serait de Meudon.

  • Les vrais “titres” étrangers de Monsieur Luis

    Monsieur Luis fait état de deux « titres » exacts et beaux à voir mais sans signification dynastique d’autant mieux qu’ils sont étrangers. Dans l’ordre d’intérêt : 

- « Bailli Grand-Croix d’Honneur et de Dévotion de l’Ordre Souverain militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte » : ce titre étranger est exact bien qu’attribué fort tardivement. Il a l’immense avantage de porter le costume qui va avec, ne pouvant vêtir celui d’un Grand d’Espagne ni celui d’un Ordre espagnol et encore moins d’un petit uniforme du Saint-Siège. Et l’exigence de huit quartiers de noblesse pour prétendre à cette dignité peut fait l’objet de dérogation comme en témoigne l’admission du Président Giscard d’Estaing. Un Bailli au trois-quarts , reste un Bailli.

- Membre d’honneur de la Société des Cincinnati (branche française) : parfois improprement appelée ordre de Cincinnatus, elle est aux États-Unis la plus ancienne société patriotique américaine, fondée 13 mai 1783 et composée d’officiers qui s’étaient distingués pendant la Guerre d’indépendance des États-Unis. Créée en 1784 puis dispersée en 1791, sa branche française a été fondée en France en 1925. Mais ce n’est qu’en 1983 que sa commission des preuves a découvert qu’il existait un « plus proche parent de Louis XVI » – mais sans le proclamer dynaste. Il a ainsi admis le père Alfonso comme membre puis son fils Don Luis en 1994. L’accès à la Société n’est plus limité aujourd’hui à la descendance masculine par ordre de primogéniture. Ce faisant, cette noble compagnie rappelle incidemment qu’en cas de contradiction entre deux règles, le droit coutumier comme les Lois fondamentales du royaume mais de France ne font pas valoir une « hiérarchie des normes » – qui comme Kelsen est inconnue et pour cause par la Coutume – mais leur commune raison pour les interpréter. Or, les origines et le sens de l’invention de la loi salique depuis 1328 comme l’acceptation par Louis XIV du Traité d’Utrecht de 1713 répondent de concert à la claire volonté d’écarter le risque de confusion des royaumes et des couronnes. On ne saurait donc utiliser la “loi salique” pour justifier, en réalité depuis le milieu du vingtième siècle, qu’un Bourbun d’Espagne puisse légitimement être tenu pour un Alphonse de France et nous faire prendre des vessies espagnoles pour des lanternes françaises. Le trône de France qui n’a jamais été occupé par un étranger n’est pas un lot de consolation pour la branche aînée d’Espagne dont la déchéance a été décidée par le Général Franco , feu le grand-père de Don Luis de Funeste , après la guerre civile. Décidément, le blanc de Meudon n’a jamais été que du blanc d’Espagne mais il est utile pour la décoration.

03
oct 2016

La Royauté de l’Homme, le message humaniste de l’héritier des Rois de France

« Notre avenir est fondé sur la connaissance du passé et la compréhension du présent. C’est une connaissance de tous les instants, une connaissance de tous les paramètres qui composent la France: mais les plus importants ce sont les êtres humains! » . Tels sont les mots d’Henri d’Orléans, Duc de France, témoin privilégié de notre époque.

Qu’il s’agisse du gouvernement et de sa politique, de la religion et du sacré, de l’éducation, de l’écologie, des risques de la science, de la force de l’esprit humain, c’est en citoyen français qu’Henri d’Orléans pose son regard, n’hésitant pas à haranguer ses compatriotes pour une véritable prise de conscience – et une aspiration au changement.

« Homme parmi les hommes, je souhaite que nombre d’entre nous comprennent l’importance de leur prise de conscience », nous dit-il.

La Royauté de l’Homme, par Henri d’Orléans Comte de Paris – aux presses du Châtelet, 34 rue des Bourdonnais, 75001 Paris.

03
sept 2016

« Pardonner aux terroristes dépend de Dieu, mais les envoyer auprès de Lui, cela dépend de moi ». (Président Vladimir Poutine)

La tectonique des plaques terrestres nous démontre que, lorsque la plaque africaine et celle du moyen-orient se glissent par subduction sous la plaque européenne, arrive un moment où la tension devient insupportable . Alors un cataclysme se produit et celui-ci sera dévastateur. Je souhaite que l’Europe et la France aient la sagesse, la force et le courage de regarder la réalité des événements qui se profilent afin d’y faire face, car nous sommes en guerre.

Oui, nous sommes en guerre et pourtant beaucoup refusent d’y croire, d’autres n’en mesurent ni la réalité ni l’ampleur, car elle se glisse dans nos villes et dans nos campagnes et fait peu à peu tache d’huile. Pourtant c’est ici que prospère l’assassin, c’est ici qu’il vit comme un poisson dans l’eau, dans les « molembeke » de France, dans les espaces de non-droit, dans les mosquées salafistes, c’est ici qu’il recrute des troupes jusque dans nos prisons, c’est ici qu’il nous provoque et teste notre résistance!

La première décision urgente à prendre est de fermer hermétiquement nos frontières et interdire tout nouveau regroupement familial, car on sait pertinemment que l’invasion humanitaire sert de « cheval de Troie » aux commandos djihadistes. Arrêtons le compassionnel car la survie de la France me semble prioritaire à toute autre considération et l’Europe de Schengen est un parapluie troué qui ne nous protège nullement. Il existe trop d’égocentrisme et aucune stratégie d’envergure, sinon des mesurettes, véritables cautères sur jambe de bois.

Il y a quelques mois de cela, la Princesse et moi même avons été bloqués sur le trottoir par une bande de jeunes lycéens dont le chef, selon toute apparence était fils d’Emir, beau garçon, bien sapé, pérorant et pour nous prouver QUI il était, il nous dit: « Je suis ici chez moi » et nous empêchant de passer. Je n’ai rien dit. Je l’ai seulement regardé dans les yeux, au fond de l’âme, avec force et compassion. Cela a duré quelques minutes, puis il a baissé la tête et ouvert le passage. Dans un tout autre registre le terrorisme ne s’éradiquera pas par une guerre classique. Il est donc urgent et impératif de prendre l’ascendant, nous civilisation chrétienne sur l’islam en France pour être certain qu’il souhaite adopter nos usages et nos coutumes, tous nos us et toutes nos coutumes . Et ceux qui ne le veulent pas devront retourner chez eux.

Nous sommes dans une guerre subversive dont le théoricien a malheureusement disparu trop tôt. J’ai travaillé avec le Colonel David Galula au Secrétariat Général de la Défense Nationale de 1960 à 1962. Il est considéré par la communauté militaire américaine comme le « Clausewitz » de la contre insurrection , de la guerre subversive, il m’a beaucoup enseigné… A l’heure de vigipirate, à l’heure d’une vigilance accrue, il est urgent de fixer des missions précises de surveillance à des corps de volontaires et de gardes nationaux formés et ce jusqu’au fin fond de nos bourgs et de nos campagnes et ainsi de pouvoir confier à notre armée de véritables missions de guerre, celles d’une guerre nouvelle qui réponde aux exigences de souplesse, de proximité et de rapidité. Dans cette guerre asymétrique le renseignement devient encore plus important, il nécessite un maillage de proximité très serré, une connaissance approfondi de l’ennemi, de ses us et coutumes jusqu’à sa manière de vivre et de penser…

Par ailleurs il est impératif que le Pouvoir joue enfin son rôle et qu’il sache convaincre, expliquer et ordonner. Un seul but, une seule mission: éradiquer le cancer qui nous ronge et savoir frapper vite et très fort sans états d’âme. Tous les grands corps de l’État doivent focaliser toutes leurs force et leur pouvoir au service de l’État dans sa véritable mission d’assainissement et cela sans hésitation ni murmure, il faut s’y préparer dés maintenant. Cela suppose que du sommet jusqu’à la base de L’État la RESPONSABILITÉ existe, soit pleinement vécue et partagée dans le service du bien commun , le service de la France et des Français car ceux-ci demandent que le pouvoir ait de l’autorité soit responsable et efficace. Alors ne perdons pas de temps car tout atermoiement devient criminel lorsque la guerre civile est à notre porte. Réveillez-vous Françaises et Français et réunissez vos forces car cette guerre risque d’être plus grave que les précédentes guerres dites mondiales.

Je ne règne pas, certes, pourtant mon rôle demeure et demeurera le même, je serai durant ce qui me reste de vie, toujours présent pour aider tous les Français et ma terre de France à trouver la voie de la sagesse et de la paix, même si parfois il faut gagner la paix à la pointe de la lance. Je le sais beaucoup d’entre vous ne croient ni en Dieu ni au diable. C’est votre choix… Néanmoins la situation est tellement plus grave, que l’on ne puisse le penser, qu’il serait peut être bon de mettre de côté ce que nous croyons être nos convictions qui risquent d’apparaître, trop tard, comme du sable volatil sur une dune dont le but est de tout ravager et tout engloutir sur son passage.

20
août 2016

Communiqué

Suite à diverses informations parues dans la presse faisant état d’un « communiqué » du Prince Jean, Duc de Vendôme et Régent du Dauphin, en date du 1er août 2016, le secrétariat de Monseigneur le Comte de Paris rappelle les règles traditionnelles et immuables du droit dynastique français:

1. Les lois fondamentales du Royaume tissent depuis les origines de la monarchie française l’indépendance de la Couronne de France. Ainsi depuis l’avènement des Capétiens, le principe fondateur de pérégrinité rend à lui seul vaines les prétentions d’accession au trône royal français d’un prince ou d’une princesse étrangère. Il a été notamment rappelé par l’Arrêt Lemaistre du Parlement de Paris du 28 mai 1593 « qui annule tous traités faits ou à faire qui appelleraient au trône de France un prince ou une princesse étrangère, comme contraire à la loi salique et aux autres lois fondamentales de l’État ».

2. En vertu de ces mêmes Lois et aussi des principes généraux de succession des coutumes de France, la succession dans la Maison de France obéit à des règles bien précises : c’est le plus proche parent mâle qui hérite de la Couronne à la mort du roi précédent. Ces mêmes lois ont aussi prévu de désigner son plus proche parent comme Régent entouré d’un Conseil de Régence lorsque le Roi est dans l’impossibilité de régner, du fait de sa minorité, de son absence ou d’un handicap – que ceux-ci soient d’ailleurs temporaires ou définitifs. Ces règles n’ont jamais souffert d’exception.

3. Les lois fondamentales du Royaume sont, par essence, supérieures à l’autorité royale et forment le socle même de sa légitimité. Nul ne peut s’en écarter ni les bafouer par caprices ou autres motifs, sauf à y porter atteinte. Le fait que feu le père du Comte de Paris actuel ait cru bon, par des actes sans valeur juridique et en méconnaissance du droit dynastique français, de modifier à plusieurs reprises l’ordre successoral, et ce dans différents sens, n’y change rien en droit. Rappelons qu’il avait ainsi « exclu » de la succession deux de ses fils Michel et Thibaut pour « mésalliance » en 1967 et 1973 ; puis en 1981 son petit fils aîné, François d’Orléans, en raison de son « handicap » ; en 1984, son fils aîné, Henri d’Orléans du fait de son « divorce » d’avec la duchesse Marie-Thérèse de Wurtemberg et de son remariage civil avec Mme Micaela Cousiño y Quiñones de León. Rappelons qu’aux termes de trente-quatre années de procédure, la Sainte Rote a déclaré nul, le 13 novembre 2008, ce premier mariage et a autorisé le Prince d’Orléans, de jure Henri VII, à épouser religieusement la Princesse Micaela le 14 février 2009. Enfin, en 1987, feu le Comte de Paris proclamait son petit-fils Jean d’Orléans, « duc de Vendôme », héritier du trône de France à la place de son père (rétrogradé au rang de « comte de Mortain ») et de son frère aîné, le prince François d’Orléans, avant de « réintégrer » dans la succession, au cours des années 1990, le prétendant légitime au trône de France, Henri d’Orléans, etc.

4. Devenu chef de la Maison de France à la mort de son père en 1999, le nouveau comte de Paris et duc de France est conformément aux Lois fondamentales du Royaume, revenu sur ces exclusions nulles et non avenues et a rappelé que « nul n’a le pouvoir de modifier l’ordre dynastique et d’écarter de la succession un prince de sang royal de France sauf à accepter son abdication dûment signée ». Se conformant encore strictement aux Lois qui gouvernent la Maison de France, il a ainsi indiqué à la Noël 2015, par testament, qu’après son trépas, et si son fils aîné François, comte de Clermont, lui survit, ce dernier deviendra Chef de la Maison Royale de France avec le titre de Comte de Paris. Il sera ainsi « le Roi virtuel et son frère puiné, Jean, le Régent réel entouré d’un Conseil de Régence et conservera le titre de Duc de Vendôme avec les Armes de Dauphin » . Le fait que ce dernier soit effectivement, par les lois de la République, le tuteur légal de son frère aîné n’y change évidemment rien et, incidemment, conforte par la même son statut de Régent sur le plan civil.

Fait à Paris le 15 août 2016

Le Secrétariat du Comte de Paris

04
août 2016

Entretien

1°) La France est elle confrontée à une crise d’identité?

La liberté n’est pas née en 1789, mais il est vrai qu’elle a, cette année là, changé de sens. Auparavant  ce mot, souvent pluriel dans son acception, évoquait les  franchises  et  privilèges que chaque communauté humaine, ville, ordre ou corporation avait été amené, à travers le temps, à négocier avec son seigneur ou son suzerain. Ces libertés étaient autant de chartes ou contrats d’engagements réciproques, écrits ou non écrits, dont la somme constituaient la France et, par opposition aux Empires despotiques, un modèle d’état de droit qui savait évoluer avec le temps.

Faute d’avoir su renégocier ces libertés en 1789 pour se réformer de gré à gré, sous l’arbitrage du Roi qui les y invitait depuis des années, les corps constitués en furent réduits à s’auto-dissoudre devant la nouvelle définition de la liberté, inspirée de l’idéologie philosophique du temps des «lumières », rattachant le concept de liberté à l’individu et non plus au groupe. Cette nouvelle liberté n’est pas contractuelle ni négociable. elle s’affirme comme créatrice et comme objet du politique.

Nous nous trouvons aujourd’hui dans la même situation bloquée de 1799. Si l’on ne parvient pas, dans l’urgence, à faire évoluer la société comme la prise de conscience des Français, nous risquons de reproduire les même terrifiants schémas de 1793 en laissant libre cours à des débauches d’énergie destructrices. On ne pourra pas alors arrêter des torrents qui dévalent les rues.

Ainsi nous assistons à une crise existentielle de la démocratie, cornaquée par l’idéologie d’une gauche en morceaux, sans aucune stratégie à long terme pour un avenir viable pour tous, tandis qu’une minorité de corps constitués tient à défendre ses privilèges et ses acquis d’un autre temps, maintenus par des prébendes injustifiées et scandaleuses qui, pourtant, fondent au dangereux soleil de la mondialisation. Tandis qu’une large majorité de Français, silencieuse et souffrante, veut travailler et justifier,à ses propres yeux, sa volonté de vivre.

2°) Au lendemain du référendum sur le Brexit, quelle politique la France devrait-elle adopter par rapport à l’Union Européenne, pour recouvrer une véritable marge de manoeuvre?

Ce n’est pas le moment de marcher sur la pointe des pieds. Car le monde évolue! Oui le monde bouge. La plus vieille démocratie royale du monde libre, la Grande Bretagne vient de tirer la sonnette d’alarme, en choisissant de se libérer des contraintes ubuesques d’une technocratie, pourrie par l’argent et sans mandat électif, démocratique.

Re-fonder l’Europe dans ses structures profondes et dans sa mission, c’est maintenant. On a voulu faire l’Europe des marchands, celle de l’économie et de la finance, une finance qui domine de plus en plus le monde d’une façon incontrôlable, qui nous impose de force une mondialisation mortifère, générant un chômage de masse et des crises diverses et répétitives, destructrices d’emplois. C’est une source de  malheurs, de drames et de pauvreté, de misère, bien souvent de suicides… L’argent ne circule plus comme il devrait, comme le sang circule pour vivifier la plus infime cellule lointaine du corps, à l’image de la famille, des individus, de chaque individu. S’il y a perfusion, c’est que le corps est malade, alors il peut y avoir embolie et le système actuel est au bord du collapsus.

Il est urgent de remettre notre ouvrage sur le chantier d’une véritable Europe, celle des Hommes, des êtres humains. Durant des siècles l’Europe des nations s’est construite à partir de valeurs millénaires d’une culture partagée, le christianisme, dans les grandes universités de ce continent; de même qu’une agri-culture, respectant notre géographie et soucieuse de la protection de la nature qui, elle-même, est durable… si on ne la saccage pas. Au nom du progrès et sous l’influence de grands groupes chimiques et industriels, on détruit cette terre nourricière.

L’Europe actuelle, au fil des ans, s’est malheureusement transformée en machine à broyer les Nations et les êtres humains, considérés comme des obstacles à une intégration poussée, mais le peuple de France est encore vivant, oui il bouge encore… Mais il se sent tellement pressure qu’il lui semble être en exil sur sa propre terre. Le fait que l’intégration actuelle se joue sur le registre de son identité  et sur celui de questions touchant le domaine de la conscience hérisse les peuples désireux de pouvoir vivre leur liberté. Les Français, dans leur malheur oublient la force et l’énergie que l’existence de Dieu doit et peut les aider pour adoucir, sinon effacer leur malheur.


3°) Pensez vous que la sortie de la zone Euro et un éventuel Frexit sont des priorités?

La souveraineté et ses attributs régaliens: la Justice, la Défense et la Monnaie sont indispensables pour réintroduire la notion de légitimité, pour des Nations unies, ayant conservé leur identité, leur spécificité au sein d’une Europe confédérale. Oui les nations européennes ont chacune une identité, un caractère différent. C’est en confédérant et en respectant ces différences  que l’on pourrait reconstruire l’Europe de demain, celle des Hommes, celle des cultures. Non pas en les mélangeant, mais en les unissant. Une véritable unité se construit vers le haut et non en nivelant vers le bas.

La Norvège et le Danemark ont conservé les attributs régaliens de leur souveraineté, puisqu’ils battent monnaie. Et pourtant ils utilisent l’Euro pour leurs échanges commerciaux. Ce n’est pas en cassant tout que l’on pourrait reconstruire sur des ruines ou des rancoeurs. Inspirons nous de nos Rois. La voie d’un dialogue perpétuel entre la base et le sommet a toujours donné d’excellents résultats, puisqu’au fil des siècles la modernité se transformait en tradition…


4°) La laïcité vous semble-t-elle avoir assez de consistance pour refondre le pacte social et pensez vous possible de revenir sur les lois « sociétales » ?

Qu’avons nous besoin de cette nouvelle religion nihiliste d’Etat, que l’on tente de nous imposer dés le plus jeune âge en maternelle? Alors que la Loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat était nécessaire et suffisante. Nécessaire sûrement, possiblement inspirée ce que disait Louis XIV: « ce qui appartient aux consciences, à chaque conscience, relève du domaine privé, qui n’est pas du domaine de l’Etat. »  Qu’avons nous besoin de ces théories abscons du « genre », inventées outre Atlantique et que l’on veut imposer aux très jeunes, alors que la Nature, plus sage, nous indique le respect de la diversité? Qu’avons nous besoin de parler un dialecte arabe, alors que le plupart des jeunes ne savent ni lire ni écrire le Français en sixième? Et l’on se rend compte que le multiculturalisme est un leurre dangereux, dont le résultat serait une bouillabaisse sans espoir et l’éradication des racines de notre civilisation. L’Etat n’a pas vocation à diriger nos consciences, ni le droit de restreindre nos libertés, bien que cette liberté s’arrête la où commence celle de l’autre… disait Paul Valéry.

Aujourd’hui nombreux sont ceux qui ont oublié la puissance du Verbe fondé sur l’Amour. Plus personne ne nous enseigne que chaque être doit pouvoir atteindre sa verticalité (à l’inverse des limaces) et donc prendre conscience de sa responsabilité au sein de notre monde, dans la mesure de ses propres talents. Au cours de notre éducation on nous assène des « permis-défendus » à tout va, mais on ne nous dit rien de la responsabilité individuelle, ni de l’écoute des autres,du don d’amour qui noue est accordé pour toute la création divine, qu’il s’agisse de la terre, des plantes, des animaux ou de notre prochain.

Pourtant, depuis l’origine des temps, les textes sacrés, les mythes et les légendes nous parlent un seul et même langage. Par le truchement des paraboles, des symboles, des archétypes, les contes initiatiques ne cessent de nous enseigner la voie pour que la vie devienne une symphonie. Mais la modernité semble les avoir oubliés sinon parfois volontairement inversés. Depuis ses origines l’Homme a toujours été en équilibre précaire entre le chaos primordial et l’ordre cosmique. Il lui est demandé d’accomplir le chemin initiatique de son labyrinthe intérieur pour retrouver et épouser en soi ces énergies divines afin d’atteindre sa propre royauté, puis de manifester à l’extérieur, par rayonnement, l’harmonie qui devrait s’en dégager. Tout s’enseigne, tout s’apprend …

   5°) Quelle mesures économiques conviendrait-il de prendre pour relancer la France?

Un patron de PME me disait: « les dirigeants des firmes qui ne laissent pas s’épanouir les hommes et les femmes qui y travaillent, sont les fossoyeurs de notre économie. » L’insertion de l’être humain dans le monde du travail devrait avoir pour premier objectif de lui redonner sa dignité dans l’accomplissement de sa tache et une vraie liberté afin qu’il ne se sente pas comme un paria! Je suis totalement allergique  au « stakhanovisme » au « taylorisme », au mythe de l’  » eficiency » que Charlie Chaplin, dans « Les Temps Modernes » pousse jusqu’à l’absurde, jusqu’au ridicule, et à l’inhumain… Et pourtant c’est bien souvent la réalité. La France possède une pépinière de talents multiples qu’il faut aider à s’épanouir et non les brider par un code du travail d’un autre siècle et parfois si compliqué, même contradictoire, qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits. Réformer et simplifier, certes, mais dans une concertation permanente. Le dialogue, toujours le dialogue, encore le dialogue.

Mai 68, en dépit de la récupération politique et syndicale qui en fut faite, demeure un événement qui a eu de profondes conséquences parfois désastreuses. Trois graffitis résument à mes yeux la nécessaire remise en question de cette révolution dite permanente. Ces graffitis, je vous les rappelle étaient: « il faut remplacer le verbe avoir par le verbe être », « Dieu n’existe pas, signé  Nietzsche » et la réponse: « Nietzsche n’existe pas, signé Dieu ». Car il s’agit bien de créer l’avenir, de    l’inventer à long terme tout en tenant compte de nos racines, sans passéisme tout en s’appuyant sur les données du présent, sans faiblesse non plus vis à vis d’un conservatisme stérile ou d’un anarchisme improductif. Soyons révolutionnaires   mais seulement dans le sens d’une évolution permanente.

   6°) Ne pensez vous pas que la Monarchie pourrait apparaître comme une idée neuve aux générations montantes?

L’Héritage  est un passé qu’il faut transformer en avenir. L’avenir se construit dés maintenant. Il est fondé sur la connaissance du passé, la compréhension du présent. C’est une construction de tous les instants, une connaissance de tous les p paramètres qui composent notre pays et ses connections avec le monde. Cette connaissance ne peut être seulement livresque, elle demande d’être aiguisée sur la pierre du terrain et approfondie pour être confrontée à la réalité et ainsi permettre de comprendre et aimer ces peuples de France, si divers, si attachants et parfois bien complexes. Cette quête ne s’arrête jamais, car tout évolue… C’est la loi de Nature.

Le destin, je dirai plutôt la mission d’un Prince de France et à fortiori celle du Chef de la maison Royale de France, la mienne, est de devenir l’exemple exemplaire dans cette symbiose avec tous les Français afin de leur permettre, si un jour c’est  son destin, d’assumer l’équilibre nécessaire entre le passé: la tradition; le présent et l’avenir: la modernité. Un Prince de France ne peut choisir l’avant contre l’après, l’ancien au dépens du nouveau. Il n’opte jamais pour une France contre une a autre. Il ne l’a jamais fait. Voudrait-on que nous abandonnions le principe de notre mission, que nous délaissions le souci de tous pour vaquer au confort de quelques uns? Que nous négligions les aspects de l’Histoire qui incommodent? Que nous  refusions d’entendre les questions qui sont posées aujourd’hui comme hier aux Français et à la France?

Bien des gens attendent du Chef de la Maison Royale de France une action, sous entendu « politique ». La politique « politicienne » ne peut être la voie Royale, mais seule celle qui se fonde sur des valeurs éthiques, des valeurs d’espérance,  celles que notre civilisation chrétienne a toujours prônées? Les Princes de France sont au service du bien commun, de la Chose Publique, la Res Publica. Notre dynastie demeure avec moi l’humble lumière qui s’efforce d’éclairer l’avenir, de  soutenir tous ceux qui veulent construire un monde nouveau. Car toute graine semée germera un jour. C’est la seule raison qui me pousse à marcher la tête haute, sans hésitations, car je ne suis ni de droite ni de gauche, ni d’en haut ni d’en bas,

Je suis d’Ailleurs. Mon coeur est aux Français et mon âme à la Fille Ainée de l’Eglise, la France.

Henri Comte de Paris
Duc de France

Ce 13 Juillet Jour de la Saint Henri – entretien du Comte de Paris dans l’Action Française 2000
du 4 Août 2016.

24
juin 2016

Extrême urgence

Ce n’est plus le moment de marcher sur la pointe des pieds. D’ailleurs Boileau nous rappelle qu’il faut sans cesse remettre notre ouvrage sur le  « métier »… Oui, le monde bouge, la plus vieille démocratie royale du monde libre, la Grande Bretagne, vient de tirer la sonnette d’alarme en choisissant de se libérer des contraintes ubuesques d’une technocratie, pourrie par l’argent et sans mandat démocratique. Que valent, en effet, des traités rejetés démocratiquement par référendum, comme en 2005, et néanmoins approuvés par un congrès à la botte du pouvoir? Les Anglais me semblent plus respectueux de la volonté démocratique!

Refondre l’Europe dans ses structures mêmes et dans sa mission, c’est maintenant. On a voulu faire l’Europe des marchands, celle de l’économie et de la finance, une finance qui domine de plus en plus le monde de façon incontrôlable et qui nous impose de force une mondialisation mortifère, générant un chômage de masse et des crises diverses et répétitives destructrices d’emplois. C’est une source de malheurs, de drames et de pauvreté sinon de misère… L’argent ne circule plus comme il devrait, comme le sang circule pour vivifier la plus infime cellule lointaine à l’image de la famille, des individus, de chaque individu. S’il y a perfusion c’est que le corps est malade, alors il peut y avoir embolie et le système actuel est au bord du collapsus.

Il me semble qu’il est urgent de remettre notre ouvrage sur le chantier d’une véritable Europe, celle des Hommes, des êtres humains. Durant des siècles l’Europe des nations s’est construite à partir de valeurs millénaires d’une culture partagée, le christianisme, dans les grandes universités de ce continent de même qu’une agri-culture respectant notre géographie et soucieuse de la protection de la nature qui, elle, est durable… si on ne la saccage pas. Au nom du progrès et sous l’influence de groupes chimiques on détruit cette terre nourricière. Et dans le même temps on fait tout pour contribuer à la destruction de notre civilisation sans aucune réflexion intelligente sur l’avenir que nous sommes supposés préparer en nous imposant un grand remplacement comme ersatz de substitution. C’est ainsi que l’on éteint les lumières de la rampe et l’on baisse sournoisement le rideau. Circulez il n’y a rien à voir.

Dans le même temps les tensions politiques et économiques entre les Etats ne cessent de croître et le monde se réarme, partout, sauf en France ou en Europe. Les instances politiques Françaises ont perdu pied quasiment partout dans le monde et la France semble déstructurée faute de vision politique à long terme. Nous ne devons pas compter sur le parapluie Américain fragile et incertain, ni sur les technocrates européens, mais sur nous même et à la grâce de Dieu et de nos efforts pour mettre en place une véritable vision politique et humaine, une connaissance des dangers tout comme l’aide possible de nos anciens amis pour consolider des alliances, car si on veut la paix il faut préparer nos défenses… Français réveillons-nous car nous risquons de glisser dans un entonnoir dont nul ne pourrait nous en sortir et personne ne souhaite le guerre et surtout civile.

L’Europe, au fil des ans, s’est transformée malheureusement en machine à broyer les nations et les peuples, considérés comme des obstacles à une intégration poussée, mais le peuple est encore vivant, oui, il bouge encore. Mais le peuple de France se sent tellement pressuré qu’il lui semble être en exil sur sa propre terre. Dans son malheur il oublie la force et l’énergie que l’existence de Dieu doit et peut l’aider pour adoucir sinon effacer son malheur.Le fait que l’intégration actuelle se joue sur le registre de l’identité et des questions matérielles hérisse le sentiment d’appartenance des peuples à leur propre identité et à leur liberté. Victor Hugo disait que: « le vol d’un peuple ne se prescrit pas. On ne démarque pas une Nation comme un mouchoir ».

La souveraineté et ses attributs régaliens: la Justice, la Défense, la Monnaie, sont nécessaires pour réintroduire les notions de légitimité, de même qu’assurer les conditions d’une co-existence, aussi pacifique que possible, entre les peuples et entre les religions. Cela ne peut se faire qu’en suivant la voie choisie par les Rois de France, celle d’un dialogue perpétuel entre la base et le sommet et pour ce qui concerne la religion à renvoyer celle-ci au domaine privé. Or ce n’est pas le cas de la nouvelle religion nihiliste, la laïcité trotskiste imposée par l’Etat.

Les Nations Européennes ont chacune une identité, un caractère différent, une façon de vivre. C’est en confédérant ces différents que l’on pourrait construire l’Europe de demain, celle des Hommes, celle de nos cultures ancestrales et de nos spécificités. Une véritable union se construit vers le haut et non en nivelant vers le bas. Quant au domaine économique les Nations d’Europe pourraient favoriser au cas par cas les signatures de contrats à durée déterminée et renouvelables. L’Europe des nations pourraient se joindre dans de grands projets, ainsi d’un plan de développement style « plan Marchal » de l’Afrique du Nord et sud-Saharienne non pas en vue d’une conquête économico-coloniale, mais d’un développement libre profitable aux Nations de ce grand continent.

L’Europe, Confédération de Nations Libres pourrait alors vivre et créer en harmonie avec les grands Blocs qui tentent de dominer le monde. Il serait enfin possible de parler d’égal à égal et en toute amitié. Nous pourrons alors remercier la Grande Bretagne de nous avoir sorti de l’entonnoir, décillé les yeux et éclairé nos consciences , mais cela prendra du temps. Enfin nous ne serons plus ces trois petits singes qui se bouchent les oreilles,la bouche et les yeux.

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