Biographie – Le Comte de Paris

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Le calendrier du Prince

Dates des évènements 2014

Descendant de « Monsieur », Duc d’Orléans, frère de Louis XIV, le Prince Henri, Comte de Paris et Duc de France est né près de Bruxelles, au manoir d’Anjou le 14 juin 1933. A l’époque la Famille Royale vit hors de France depuis 1886, date à laquelle fut votée la Loi qui frappait d’exil tous les descendants mâles, premier nés, des familles ayant régné en France: les Bourbon-Orléans et les Napoléon. Une anecdote dit pourtant que le Prince Henri naquit sur la terre de France. En effet le Duc de Guise, son Grand Père, avait conservé dans un petit sac de la terre de « Paname ». Il en distribua le contenu dans quatre soucoupes qu’il disposa sous les pieds du lit où naquit le petit Dauphin…

En 1939 la Famille de France, comme tant de Français, fuit l’invasion nazi. Elle se réfugie au Brésil dans sa famille maternelle, les Orléans-Bragance, dont l’arrière Grand Mère, l’Impératrice Dona Isabel, abolit l’esclavage au Brésil, ce qui provoqua la fin de son règne.

En 1940, tous se retrouvent au Maroc, le Duc de Guise venait d’y décéder. Le Comte de Paris dorénavant Chef de la Famille Royale de France, tenait à y regrouper les siens. C’est à cette époque que le jeune Prince, comme ses frères et soeurs apprend à dessiner et peindre, cette passion ne le quittera jamais. De même il apprend le solfège et le piano qu’il dut abandonner plus tard, mais il continue à jouer de la musique… avec une scie musicale!

En 1944 l’exil se poursuit en Espagne, collège, précepteurs, art et sport. A Pampelune c’est d’abord la pelote basque, mais aussi l’escrime, le cheval et surtout la voltige. En 1946 la famille nombreuse déménage pour le Portugal où naîtra le dernier de la fratrie, Thibaut le onzième.

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Henri VII, Comte de Paris – 2013

La vie du Prince Henri bascule en 1947. Par décret du Président de la République, Monsieur Vincent Auriol, il est autorisé à poursuivre ses études secondaires à Bordeaux, en dépit de la Loi d’Exil. Ce furent des années heureuses, loin des contraintes du protocole. Le Lycée Longchamps, devenu plus tard Montesquieu, l’accueille, il s’y fait de nombreux amis. Il habite dans le quartier Saint Pierre, à l’époque plutôt mal famé et peuplé de dockers, d’immigrés espagnols ayant fui Franco. Il y loge chez l’ Abbé Noizée, le « curé rouge », homme hors norme protégeant les deshérités accueillant les premiers prêtres ouvriers. Il avait le coeur sur la main. Ainsi lorsqu’un de ces « nouveau prêtre » décède dans un accident du travail, l’Abbé Noizée entraîne le Prince et aux côtés de la CGT et du jeune Maire de Bordeaux, Jacques Chaban Delmas, ils défilent en tête du cortège funèbre. Une autre fois, avec ses camarades ils passent toute une nuit à remplir des sacs de sable pour tenter d’endiguer la montée des eaux et empêcher le quartier de Bacalan d’être submergé. En 1953 ses deux « bacs » passés avec mention bien, le Prince monte à Paris et rejoint sa famille. La Loi d’Exil ayant été abrogée en 1950.

Durant leurs vacances d’été le Prince, avec ses soeurs les Princesses Isabelle et Hélène et leur frère le Prince François, se livrent à leur nouvelle passion la varappe ou plus prosaïquement, l’alpinisme. Presque tous les 4000 de Suisse et quelques prestigieux sommets de la vallée de Chamonix ont été gravis par les Princes, dont certains à ski comme la Jungfrau, le Mont Rose et le Mont Blanc. Durant cette période, le Prince fait ses études à Science Po. Il est marié, avec la « bénédiction » du Général de Gaulle avec une Princesse Allemande, la Duchesse De Wurtemberg le
5 Juillet 1957.

Il résilie son sursis en septembre 1957 et s’engage dans la guerre d’Algérie. Son frère le Prince François y trouvera la mort le 10 octobre1960 dans une embuscade.Le Prince fait ses classe près d’Alger, puis les EOR à Saumur. Il est affecté au 4° RCC dans le Constantinois. EN 1959 il est appelé par le Général de Gaulle au Secrétariat Général de la Défense Nationale. Il est chargé au sein du « groupe Opérationnel » de coordonner les divers services de renseignements. Durant cette période il rencontre souvent le Général de Gaulle qui parfois lui confie des messages pour son père.

Après la signature des Accords d’Evian en avril 1962, il est affecté en Allemagne au 5° Hussard, puis en 1963, après un stage à Saumur il choisit d’être officier instructeur à la Légion Etrangère en Corse à Bonifacio, puis au Royal Etranger, le 1° REC, à Mers el Kébir. Il a été décoré pour fait d’Armes de la Croix de la Valeur Militaire avec citation à l’Ordre de la Division en 1959 et plus tard pour sa carrière militaire, en 2009 il reçoit la Légion d’Honneur à titre militaire des mains du Président de la République Monsieur Nicolas Sarkozy.

Ayant quitté l’Armée en 1968, il choisit d’intégrer la Banque, parlant couramment quatre langues, il est chargé de développer les réseaux internationaux de celle-ci. Puis le 21 janvier 1974 il rencontre la Princesse Micaela, il quitte la Banque. Fort de ses connaissances et de son carnet d’adresses il se met au service des entreprises françaises pour les aider à exporter. Il participe à une mission française en Argentine: Dumez, Wiliam-Saurin et d’autres y signent des contrats.

En 1976 il crée son premier parfum avec l’Oréal. Passionné par la créativité, il travaille avec les concepteurs: verriers, emballage, avec un « nez » dont il se fait un ami, dessine le flacon choisit les fragrances et voyage pour sa promotion. Dans le même temps il crée le Centre d’Etudes et de Recherches sur la France Contemporaine, association Loi 1901. Il ouvre une vingtaine de bureaux en province. Avec la Princesse Micaela ils voyagent en France et vont à la rencontre des Français lors de voyages d’étude. Au coeur de sa quête permanente, loin de tout clivage, c’est l’Homme, sa dignité et sa place dans la société qui l’intéresse au premier chef. C’est ainsi qu’il traduira ses réflexions au travers d’une dizaine d’ouvrages qu’il écrit et publie… En 1999 il transforme le CERFC en Institut de la Maison Royale de France au décès de son père, devenant Chef de la Maison Royale de France.

Le beau, le sacré au service de l’Homme. Parfums, peinture, dessin, écriture, le Prince Henri conjugue la création artistique sous de nombreuses formes. Comme un royaume de liberté, loin du monde assourdissant, sans pourtant s’en retrancher dans une tour d’ivoire. Le Prince est une conscience libre, indépendante, permanente, qui se joue des étiquettes réductrices et défie les modes éphémères. Qu’importe après tout que l’on partage toutes ses options ou adhère à ses analyses, il est une voix originale qui vient de loin, résonne dans les grandes interrogations du moment, qui fera peut être écho dans l’avenir. Vue future qu’il souhaiterait construire avec les Français, animé par sa passion de la France et la volonté -toujours renouvelée depuis Hugues Capet- de servir le bien commun, la « Res-Publica ».

 

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