03
déc 2015

Dans un de ses livres, l’écrivain Castaneda nous raconte sa rencontre avec un vieux sage de la tribu Yaqui au Nouveau-Mexique. « Avant toute chose, dit le Chaman à son disciple, il te faut trouver ta juste place dans ton environnement. Puis lorsque tu seras obligé de cueillir une plante ou de tuer un gibier, juste ce qui est nécessaire pour te nourrir, commence par leur demander pardon et remercie Manebuch Le Grand Lapin pour les bienfaits dispensés par Manitou. »
Notre civilisation du kleenex jetable, notre société de la consommation débridée dans la précipitation, exclue toute possibilité de réflexion, de méditation. Elle oublie même le bénédicité avant chaque repas en remerciement à cette Nature et à son Créateur. Ne soyons donc pas surpris que cette même nature si vivante qui nous entoure, que cette nature corvéable et laissée sans merci, puisse un jour entrer dans une grande colère. Je la comprend car le genre humain, en oubliant son Créateur, est en train d’ouvrir grand les portes de l’abîme et les ouragans vont pouvoir se déchaîner…

Certains signes de notre Terre nous avertissent. Soyons attentifs à GaÏa notre Terre, comme l’appelaient les anciens Grecs, elle nous parle, elle nous prévient, par des pluies torrentielles hors saison, des sécheresses inhabituelles, des pans de montagne qui s’effondrent. Même le soleil nous indique, par ses irruptions et ses taches inhabituelles que nos volcans vont se mettre en irruption, ou que les plaques tectoniques vont bouger et que tremblements et tsunami vont se produire!

Il est encore temps d’enrayer une partie de nos irresponsabilités et de leurs effets qui, déjà, sont dévastateurs. Il est impératif pour chacun et pour tous d’en prendre conscience et d’accomplir, ne serait-ce que par des gestes quotidiens, ce qu’il faut pour préserver notre proche environnement, comme protéger nos arbres centenaires , ceux qui bordent nos routes qui tuent beaucoup moins que les ivrognes et les inconscients au volant. A de nombreuses reprises, la « petite lucarne » nous indique les gestes simples à accomplir, comme le tri des poubelles (encore faut-il en avoir sous la main), ne rien jeter par terre comme les cigarettes qui tapissent les trottoirs. Une infime partie de nos concitoyens demeurent attentifs à cela, l’inverse devient de plus en plus
inadmissible voire criminel. En Suisse, un mégot jeté dans la rue, un kleenex tombé par terre est sanctionné par une amende. Que dire des animaux domestiques que l’on n’éduque pas et des fleuves poubelles qui charrient dans l’océan leurs excréments, bois, plastiques etc… à qui la faute sinon à nous tous?

Je me souviens de cette belle journée à Majorque, nous étions en train d’aménager une vieille ferme que nous louions, nous manquions de meubles… Nous étions sur la plage, la Princesse Micaela et moi, seuls, lorsque nous avons vu un point blanc sur  les flots. Le courant le dirigeait vers nous. C’est ainsi que nous avons recueilli une ravissante petite table de jardin en bois. Je l’ai réparée et nous l’avons gardée… Le lendemain nous sommes retournés sur cette plage, mais les fauteuils ne sont jamais venus!

Il serait temps que chacun et tous aient conscience de sa propre RESPONSABILITÉ. Ce n’est pas parce qu’il existe des employés de voirie qui balayent et lavent les rues pour être négligents ou je m’en foutistes! Il est urgent également de diminuer, puis d’arrêter la nocivité des gaz à effet de serre. Il fut question un instant de supprimer peu à peu le diesel, puis comme il est de coutume on n’a pas voulu appliquer cette urgence écologique, mais au contraire d’en augmenter le prix, car il est plus facile d’augmenter les taxes. Cette pollution atmosphérique asphyxie insidieusement les océans, les plantes, or tous deux nous fournissent de l’oxygène. Elle empoisonne tous les êtres vivants.

Des décisions politiques sont à prendre par tous les gouvernements du Monde, à titre individuel et collectif. Sauront ils être enfin responsables, dans une durée contraignante? Ce serait la sagesse.
Pourquoi ne pas prendre exemple sur ce petit pays d’Amérique Centrale, le Costa Rica dont le taux d’émission de CO2 est égal à zéro? Plusieurs grandes agglomérations de France adoptent la puissance électrique (dont les sources peuvent encore être polluantes ou dangereuses) pour propulser leurs transports en commun, cette expérience devrait pouvoir être développée sur tout le territoire, en attendant le tout électrique pour les voitures particulières. La science et la technologie sont prêtes pour cette nouvelle révolution technologique et industrielle. Mais les lobbies de l’industrie et de la finance freinent pour conserver leur pouvoir et leur prébendes.

Toute évolution réfléchie doit s’accompagner d’une volonté innovante pour créer en amont des emplois de substitution afin de compenser ceux qui vont devoir disparaître et dans le même temps associer les jeunes et les moins jeunes, curieux ou créatifs, à cette avancée scientifique et technologique. Cela suppose le développement de la recherche,de la science et des technologie de demain qui respectent la Nature. Gouverner c’est prévoir et non se laisser ballotter par le vent telle une feuille morte. Les Français exigent des actes après les belles paroles. Sauver ce qui reste de vivant sur notre planète, c’est maintenant. Ce n’est pas dans dix ans, dans cinquante ans Gaïa a des chances d’être en ruine, avec quelques tribus revenues à l’âge de pierre. Les dirigeants de 170 pays sont réunis ces jour ci au Bourget. Il est vital pour nous tous habitants de la Terre, qu’ils s’engagent dans la voie de la sagesse. La sagesse n’est pas un calcul industriel, économique, ou social. La sagesse est une prise de conscience qui nous vient de l’aube des temps et qui permet de
progresser dans la justesse. Les gouvernements qui ne s’engageraient pas dans le sens de cette sagesse doivent être mis au ban de la planète pour « crime contre l’humanité » au même titre que les sociétés, les industries, les personnes physiques ou morales qui polluent sans se soucier de leurs actes et de leurs conséquences.

Les conséquences apparaissent déjà: réchauffement climatique, montée des océans, raréfaction des eaux de surface,diminution des nappes phréatiques, pollution de l’air, maladie, mortalité, pluie d’acides, la faune et la flore contaminées, apparition d’insectes inconnus et lorsque le permafrost dégèlera, les virus qui y dormaient depuis l’ère glacière se répandront dans l’atmosphère.

Le chemin de la sagesse sera long et ardu mais il faut s’y engager maintenant. En politique il faut prévoir à long terme et non en fonction d’une réélection, mais il faut aussi penser aux conséquences de nos actes et de nos décisions qui engageront dés maintenant les générations futures, toutes les générations. L’idéologie au service de l’écologie! c’est mettre la sottise et l’erreur au gouvernail. Mieux vaut prévoir et appliquer une véritable et juste politique, en harmonie avec la Nature que de
tenter de mettre un cautère sur une jambe de bois… car la Nature sera toujours plus forte que l’Homme. Les gouvernants du monde se sont réunis et le 6 décembre sera la fête de Saint Nicolas.
J’avais six ans en Belgique lorsque Saint Nicolas s’est annoncé chez nous à Agimont. Il était accompagné du Père Fouettard. Nicolas apportait des friandises aux enfants sages et studieux tandis que le Père Fouettard distribuait morceaux de charbon et coups de martinet
aux mauvais élèves dissipés… Souhaitons que ce prochain six décembre il n’y ait que de bons élèves.

Les Français, dans un élan de générosité patriotique ont su abolir les privilèges une nuit du 4 août, puisse la France donner l’exemple en abolissant les privilèges d’un mondialisme égoïste et destructeur.

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