Gazettes

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LA GAZETTE

de la Maison Royale de France

Publication trimestrielle – Avril , Mai, Juin 2013
Sommes nous encore en démocratie et pour combien de temps?

 

La violence brutale infligée à une majorité de Français serait-elle une provocation? Sinon, avons-
nous les moyens d’y répondre ? Lesquels?

Lorsqu’on ose faire voter à main levée, comme sous la terreur, lors de la révolution de 1792, des lois d’exceptions pour arracher au bulldozer les racines de notre civilisation judéo-chrétienne, il y a violence faite à la démocratie mais aussi à l’âme et au coeur des Français, à leur culture millénaire.

La haine et l’incompréhension creusent alors leurs sillons au sein du peuple de France.Une gouvernance annoncée comme normale pourrait apparaître, au bout d’un an, comme l’antique Moloch, idole carthaginoise: on faisait périr  dans les flammes de cet idole, constamment entretenues, les opposants, permettant alors aux fragiles gouvernances de l’époque de pouvoir croire ainsi éteindre par le feu toute angoisse de leur  propre avenir.

Après, il n’y aurait plus que cendres et fumée,  lorsqu’on refuse d’écouter les justes revendications, comme les besoins d’un peuple et que dans le même temps on laisse croître de  façon incontrôlable la dette, le chômage et donc la misère, il y a violence faite à la personne.

Nous ne sommes pas homophobes pour la plupart d’entre nous. Mais certains médias, serviteurs zélés du pouvoir, font volontiers l’amalgame opposant leurs certitudes artificielles dans un politiquement correct, avec nos sources vitales et notre croyance en la « royauté de l’homme ».
Ils trichent avec eux-même et avec le vrai  de la réalité de ce qui est. Chacun a le droit de mener sa vie comme  il l’entend et comme cela s’est fait de puis des temps immémoriaux jusqu’à nos jours, sans tambours ni trompettes. Oui, nous respectons le choix de vie de nos amis. C’est leur droit et il faut le protéger. Mais nous ne souhaitons pas que nos principes soient déviés, qu’ils soient totalement et officiellement inversés, condamnés sans référendum.
La liberté de chacun est un bien trop précieux pour l’abandonner  à quelques dictatures que ce soient. Car une liberté axée uniquement  sur un plaisir personnel, qui n’aurait pas à coeur d’en comprendre  les tenants et les aboutissants et ce qui pourrait en résulter, aura  tendance à s’exercer au détriment de la liberté des autres.

Le grand poète Paul Valéry écrivait : »la liberté de chacun s’achève où  commence celle de l’autre. »
En écrivant cela, nous pensons bien évidement aux enfants qui pourraient se trouver doublement orphelins  et privés du sens de leur vie à venir et à construire. Ne nous  laissons pas instrumentaliser par ceux qui ne pensent qu’à eux-même  et au plaisir qu’ils en auraient. Un bébé à faire naître  artificiellement pourrait il être comparable à un animal de compagnie  que l’on achèterait? Que chacun puisse trouver sa voie, non pour  paraître mais pour être, notre courte vie est un chemin initiatique  qu’il nous faut enrichir sans cesse d’une réflexion, davantage  approfondie.
Lorsqu’en outre l’éducation nationale est confiée, au plus haut niveau à des fossoyeurs (peut être de bonne volonté) qui
déjà envisagent toutes sortes d’expériences sur les embryons, devenus cobaye dans le ventre de leur mère, il y a violence faite à l’être humain au prétexte de la science et de son expérimentation.
« Trop de technologie risque d’engendrer des idiots » écrivait Enstein. Je tiens à vous assurer que nous ne sommes aucunement passéistes. Un de mes ancêtres, le Roi Louis XVI, fut le premier avec toute sa famille à expérimenter le premier vaccin de la variole en 1787, pour l’exemple.
Aujourd’hui nous sommes profondément tristes, nous sommes également soumis à l’obligation de nous confronter à certains régimes totalitaires qui vont à l’encontre des droits de l’homme, des droits de la personne humaine dont on oublie trop souvent sa part de sacré, d’âme.
En parallèle de ces sombres tableaux, il existe pourtant dans toute la France des jeunes et des moins jeunes, des Français et des Françaises de toutes origines, de toutes conditions, de toutes confessions, parfois d’aucune confession, de toutes couleurs, qui parcourent les rue de nos villes pour crier leur incompréhension de  ce « Viol » face aux diktats qui tentent de pousser la France vers l’abîme.
La seule réponse adaptée, mais d’une force incompressible,  qu’ils aient trouvée est et doit rester la non violence, même si de  stupides groupuscules irresponsables ou manipulés tentent parfois de  s’immiscer pour semer le désordre et la violence. J’admire cette  magnifique jeunesse, dans ce mai 68 remis à l’endroit en mai 2013,  ces veilleurs non violents qui donnent l’exemple de leur force  tranquille, de leur abnégation déterminée, de leur respect d’autrui,  celui de la dignité de chaque être et le rejet de l’exaspération et de la colère.
Marcher sur le fil tranchant de la non violence n’est en effet pas facile dans ce monde plein de violence. Seule la force intérieure et l’amour de l’autre peuvent désarmer l’implacabilité retorse et glaciale qui vous est opposée. Si on se laisse emporter par la colère on prend le risque non assumé de répondre oeil pour oeil. Alors nous dit le Mahatma Ghandy « le monde deviendrait aveugle ». Je vous laisse méditer en conclusion sur cette réflexion de Mère Térésa :  » le fruit du silence est la prière… le fruit de la prière est la foi… le fruit de la foi est l’amour… le fruit de l’amour est le service… le fruit du service est la paix ».
Henri Comte de Paris
Duc de France

 

 

 

Vies des délégations
Le 18 avril dernier , la délégation Limousine (nouvellement créée) de l’I.M.R.F. organisait son
premier pot de l’amitié en l’Honneur de SAR Prince Henri et de SAR la Princesse de Joinville
Micaela dans les salons décorés pour la circonstance du Restaurant l’Apart, rue Charles
Michel à LIMOGES où nous étions reçus chaleureusement par notre ami et sympathisant Jean
René HUITEMA;
En ces temps de défiance légitime et grandissante du pays Réel envers le pays légal, l’idée
Royale progresse comme en témoigne le succès de cette toute première rencontre destinée à
présenter l’Institut de la Maison Royale de France, ses principes et ses buts ainsi que la toute
nouvelle délégation régionale représentée par Philippe PICHON.

Des contacts ont été noués avec les représentations locales d’organisations amies tel que la
Charte de Fontevrault représentée par Monsieur Alain TEXIER et Madame Claudine
VALENTI qui nous ont fait l’honneur de leur présence.

Les Lys de France refleurissent en Limousin et ce n’est qu’un début…
Philippe PICHON, délégué IMRF du Limousin
On ne convoque pas Antigone impunément !

L’affaire Cahuzac aura eu le mérite de témoigner de l’empressement de nos démocraties-marchés à s’emballer au nom d’une « morale », dont elles ont pourtant, depuis longtemps, consciencieusement déposé l’orignal au cimetière des oubliettes. Pour autant et sans vergogne, comme piqués à la résurrection du souvenir, partout on s’agite. Tels des cabris, on s’offusque, on se scandalise, en un mot et non sans raison : on s’indigne ! Trois mois à peine après la disparition de Stéphane Hessel, « icône de l’indignation », il semble intéressant de mettre dans la balance cette phrase de Nietzsche : « Nul ne ment autant qu’un homme indigné ».

Stéphane Hessel. Interdisons-nous tout propos sur l’homme, sauf à redire qu’il témoigna d’une vie estimable, grandie d’un courage disputé par peu de ses contemporains de jeunesse, moins encore des nôtres. En revanche autorisons-nous à contester ses positions intellectuelles. Si son engagement à « gauche », ne nous éclaire qu’à moitié, c’est que le diplomate Stéphane Hessel est surtout connu du grand public pour son manifeste Indignez-vous !, parut en 2010 et au succès international. Dans cet ouvrage où, haussé de son passé de résistant, il encourage la jeunesse à conserver un potentiel d’indignation. Il y dénonce le pouvoir des consortiums, leurs profits confiscatoires et propose une plus juste redistribution des richesses. Tout est dit ! N’y manque plus que l’interdiction du cancer et la pénalisation de la méchanceté. Pour autant Stéphane Hessel, comme si tous ces bons sentiments n’y suffisaient pas, y prône également une insurrection pacifique et une éternelle espérance en celle-ci. Ce texte lui vaudra donc d’être repris et amplifié, lors des mouvements des «  indignés » qui ont émergé en Espagne, en Grèce et aux États-Unis, ce qui pourrait, déjà, être un signe suffisant à la critique. Car ce texte court, trop, ou insuffisamment, suivant l’infléchissement de la raison, témoigne de l’indigence de l’esprit de notre époque. N’avons-nous pas les intellectuels que notre temps mérite ? Certainement. Pour autant quelques voix discordantes se sont faites entendre.

Dans un bel article du Figaro de mars 2013, Jean-François Mattéi nous rappelle ces indignés de métiers à l’emballement sélectif. Catégorie dans laquelle il range volontiers notre Stéphane Hessel, décelant derrière son Indignez-vous !, un slogan de Tartufe. Et nous sommes bien enclins à le suivre dans cette critique : « Un homme ne s’indigne pas sur commande et n’attend pas la caution d’une autorité pour combattre une injustice ». Poussons encore, car ces mots ne sont pas sans nous rappeler ceux de Philippe Murray qui déjà voyait dans ces Indignez de Prisunic, « des rebelles à roulettes ». Des braves qui défient à vélo les intempéries, prêts à descendre dans la rue en patin à roulettes pour défendre la transparence, les objets équitables et les cadeaux altruistes que l’on trouve dans les boutiques éthiques. Ces dévots de la modernité sont des héros positifs et lisses qui veulent : « Que ça avance. Que ça avance. Et que ça avance !  Le rebelle à roulettes descend et il croit qu’il avance. » Et en effet, ses mots d’ordres sont creux, gonflés de nul souffle, si ce n’est celui de l’air ambiant des concepts climatisés.

« Indignez-vous, mais de quoi ? » Questionne Jean-François Mattéi. Alors que la justice ne dit ni le juste, ni le vrai, mais le droit, elle ne nous est donc d’aucun secours.
La justice est l’expression d’un rapport de force dans une société à un moment donnée. L’indignation doit puiser son sens bien au-delà. Elle ne peut être réactive selon un modèle variant, soumis à l’air du temps ou aux ressentiments collectifs. La véritable indignation procède donc des lois non-écrites de la vie. Et les prétendus Indignez, à la Stéphane Hessel, éprouvent d’autres sentiments que l’indignation. Ils réagissent à un modèle, celui du « désir sans conséquence », d’une morale bricolée, qui façonne leur représentation du monde et qui est devenue leur seul langage, celui dans lequel ils ont appris à le comprendre !
Nous applaudissons donc Jean-François Mattei, lorsqu’il reprend Camus, s’agissant de l’indignation : «  Chose pire, elle s’organise, elle s’exerce à heure fixe et à sens unique. Nos protestataires sont devenus hémiplégiques. » En revanche, notre critique diverge, lorsqu’il convoque René Girard au banquet. Là où notre philosophe Mattei tente de déceler dans le triangle de l’indignation (victime de l’injustice, l’auteur et le témoin, spectateur impuissant et indigné), un négatif au triangle du désir mimétique étudié par René Girard, nous ne pouvons pas le suivre.
L’affaire serait trop simple et les apôtres un simple public indigné des souffrances infligées au Christ. Car toujours, sous l’impulsion du diable, la foule rejette les individus qui ne correspondent pas à sa notion de l’acceptable. Simplement, au moment de la Croix, au lieu d’escamoter une fois de plus le secret de ce monde, les quatre Évangiles l’ont propagé partout. Et parce que le Christ était innocent, ils ont proclamé la honte de l’origine violente de son sacrifice et le savoir subversif des victimes injustement condamnées par la foule.
Une minorité contestataire s’est révélée, ouvertement opposée à l’unanimité persécutrice, déjouant pour la première fois les calculs de satan. Le diable devait se sentir victorieux de cette unanimité et déjà si bien préparé à accomplir son prochain crime qu’il ne devait pas comprendre qu’il y aurait des apôtres, afin de rompre la concorde criminelle. Sans la résurrection, seul acte ici-bas humainement inimitable, la Croix aurait fait de Jésus un simple coupable. Au final, le Christ a transformé l’indignation en désir d’aimer.
Ce désir d’amour a remplacé le ressentiment et de spectateurs les apôtres sont devenus acteurs, c’est à dire victimes. Tout indigné est donc un acteur potentiel qui, s’il comprend que le lien entre religion et violence vient de ce que la religion est avant tout un savoir sur la violence des hommes, peut agir sur cette violence en œuvrant au quotidien à briser la concorde criminelle, à refuser l’escalade du désir mimétique.

Denis ABOUT
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