07
nov 2015

Depuis quelques temps de nombreuses sources en provenance du Moyen  Orient et en particulier du Liban, nous y avons des amis, nous mettent en garde… La lecture de Wiki-Leaks, par ailleurs, conforte  une prise de conscience sur la stratégie de Daesh qui n’aurait qu’une seule obsession, un seul but: détruire radicalement notre chrétienté,  protestants, orthodoxes et catholiques confondus et la France, « Fille Aînée de l’Eglise », en premier. Dans le même temps, la mondialisation de la finance et celle de l’économie jette de plus en plus d’individus dans les brouillards épais de l’ignorance. Serait-ce pour mieux les manipuler par une  désinformation quasi permanente et si besoin est, afin de diminuer leurs facultés de réflexion, en leur vendant une nourriture  préfabriquée, en sachets, d’où on éliminera les oligoéléments revendus très chers en pharmacie?…

La « déséducation » nationale participe à cette déstructuration  cérébrale, puisqu’elle n’enseigne plus les fondamentaux: savoir lire et écrire le Français, connaître l’Histoire et la Géographie de son  pays, nos racines. La seule liberté que l’on ne puisse nous arracher, jusqu’à présent, est celle de penser, de réfléchir et de dire! A  moins que l’on ne veuille transformer les jeunes générations à venir et les rendre semblables à des escargots hermaphrodites!!!

L’étude de l’Histoire, celle de la géographie et même celles des  climats, de la géologie et en général de la Nature, sont sources de merveilleux renseignements sur la diversité des peuples, car  l’égalité, à ce niveau, est une utopie « rousseauiste » que la tant et si belle révolution française a tenté d’exporter par le force, bien  trop souvent et ce à travers le Monde. C’est ainsi que l’on est arrivé à l’aberration du droit d’ingérence afin de protéger les  peuples de leurs « mauvais » dictateurs, car pour ces révolutionnaires, idéologues de pacotille, il y a aussi de bons dictateurs avec les  quels il est admis de tirer des profits économiques et financiers. C’est ainsi que l’Occident et son leader aux multiples étoiles ont  déstabilisé le Moyen-Orient et la France en fit de même en lançant la « catastrophique » idée du printemps en Libye.

Nous avons réveillé l’islam… L’islam sombre, noir comme une nuit  sans étoiles, l’islam du moyen âge, l’islam de la secte des « Haschichin » ( des Assassins) et leurs héritiers les salafistes  actuels… Nous sommes dans une guerre totale, guerre de religion, guerre économique, guerre de civilisation et pour l’instant nous,  l’Europe, sommes les agressés, et aucune stratégie ne pointe à l’horizon, si ce n’est d’ouvrir nos frontières aux marées humaines  qui s’infiltrent partout. Sur ce fantastique jeu d’échec mondial il est impératif d’analyser  les forces en présence et de comprendre tous les paramètres historiques, géographiques, économiques et bien sûr humains. Sans  préjugés. Si l’on ne désire pas perdre la partie, c’est à dire mourir et disparaître, il est urgent d’oublier l’utopie des Grands Principes  de la révolution française, car on ne peut plus, à notre époque, bâtir une stratégie sur des idéologies dépassées.

Soyons enfin  pragmatiques et regardons la réalité en face! D’un côté, une grande partie de l’islam en est encore à son « oeuvre au noir » et l’islam  campe sur le pétrole. Manne essentielle pour l’économie mondiale… mais avec de grandes incertitudes, car cette manne ne profite qu’aux  élites et aux multinationales et cette manne n’est pas éternelle, puisque certaines réserves comme celles du sous continent arabique  s’épuisent rapidement et parce que cette manne est polluante et sera un jour, je l’espère et le souhaite, remplacée.

Enfin n’oublions pas  que l’islam est encore loin d’être uni, tout comme l’occident  d’ailleurs.La loi de l’Amour que prône le christianisme nous oppose à la loi du  Talion et  à la charia qui sont véhiculées dans leur paroxysme par  Daesh. Il faut bien le constater la démocratie que l’on tente  d’imposer à l’Afrique, comme au Moyen Orient ou en Asie, n’a aucun  sens dans ces  régions théocratiques et parfois dictatoriales. Déjà en Occident la véritable démocratie  devrait comporter la  responsabilité de tous envers tous, la responsabilité supérieure, parce qu’ancrée dans des valeurs éthiques… et nous en sommes loin! Sur cet échiquier mondial, Daesh tient les forces noires. C’est  l’antique combat des titans contre les dieux. L’enjeu est la prise de contrôle pour la domination du monde, composé d’ombre et de lumière. Mais on oublie, que quelle que domination que ce soit devrait passer par  le contrôle du moi et la connaissance du soi… si ce n’est celle du terrain! Or Daesh est soutenu par les sunnites  les wahabites de la  péninsule arabique et par le dictateur de la Turquie, Janus à double langage qui profite de la crédulité de l’Oncle Sam et de l’Europe pour détruire les Kurdes tout en soutenant les forces noires.

N’oublions pas que ce Président, qui vient d’obtenir les pleins  pouvoirs ne veut, à tout jamais, d’un état Kurde à sa porte et qu’il serait comblé en faisant main basse sur les champs pétrolifères de  Mossoul, N’oublions pas non plus que le flot de l’invasion qui commence à submerger l’Europe provient de Turquie, qui retient ou relâche les vagues de pauvre ères déplacés aux quels se mêlent une  cinquième colonne qui agira sur ordre, le moment venu!!!

Un bref rappel historique: la Turquie fut longtemps l’Empire Ottoman.  Bagdad, puis Damas et Constantinople ont été tour à tour capitales. Cet Empire s’étendait des Balkans jusqu’à Tunis et dans la péninsule  arabique possédait les territoires actuels de la Syrie de l’Iraq et d’Israël. L’actuel « sultan » turc y rêve encore… L’Empire Ottoman  eut pour adversaires les Habsbourg à Vienne, les Tzars de Moscou et les Empereurs Perses. La grande préoccupation de la Sainte Russie fut  depuis des siècles d’avoir accès aux mers chaudes, fut-ce par la conquête ; en effet les ports de cette grande puissance gèlent une  partie de l’année et la mer Noire est ouverte ou fermée selon le bon vouloir de la Turquie. Cela explique, si besoin est, l’alliance  historique entre ces trois pays qui détiennent les clés du jeu d’échec actuel. Ils jouent avec les pièces blanches.

Quant à l’Occident, Europe et Usa, par aveuglement idéologique et  égoïsme économique à très courte vue, aucune stratégie pour gérer l’incertitude actuelle. Propagande et mensonges semblent être la  seule ligne politique à nous proposer. Ainsi après les attentats de « Charlie »… on allait prendre des sanctions… Alors qu’en Tunisie  après l’attentat sur la plage, 80 mosquées salafistes furent fermées et les imams remplacés, nous possédons 89 mosquées salafistes sur la  terre chrétienne de France et rien n’a bougé!

L’expérience nous démontre, depuis longtemps que chaque salafiste est dangereux par  essence et qu’il est, pour la plupart d’entre eux, inculte, donc manipulable comme jadis les Haschichin. Dans une note déclassifiée de la DIA américaine datée d’août 2012, le gouvernement US prévoyait  déjà que ce conflit déboucherait sur une sorte de pouvoir salafiste qui s’étendrait en partie sur la Syrie et sur l’Irak . La mauvaise foi, lorsqu’on nous répète en boucle qu’il est impossible  de traîter avec les bourreaux du peuple syrien ne correspond que partiellement avec la réalité du terrain. Les vrais bourreaux sont  ceux qui bloquent toute avancée militaire et toute négociation  politique. La Russie est donc redevenue une grande puissance incontournable sur  l’échiquier du Moyen Orient avec ses alliés, l’Iran et la Syrie et qu’on le veuille ou non, avec celui qui tient les manettes  sur le  terrain, pour le moment. Gardons nous de commettre à nouveau, par idéologie, la sottise de croire à la possibilité d’un énième  printemps arabe car ces peuples que je connais et qui aiment la France ne la copieront jamais… la démocratie ne sera jamais soluble  dans un pays islamique. Ne l’oublions pas, si un jour, par idéologie ou par lâcheté nos dirigeants permettent par inadvertance à Daesh de  gouverner le pays des Francs.

Une dernière anecdote: il y a quelques mois la Princesse et moi avons  été bloqués dans notre promenade par une bande de jeunes étudiants qui campaient sur le trottoir. Leur chef, un jeune saoudien, sûrement fils de chef, nous dit: « je n’ai pas l’intention de bouger, car je  suis ici chez moi »… Je l’ai regardé au fond des yeux au fond de son âme, avec intensité, sans un mot et il s’est écarté avec sa bande.  Car on peut, comme le disait Oscar Wilde: « on peut aussi tuer avec  une fleur ».

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