15
avr 2015

D’anciens textes de l’Inde, les Védas, nous disent : » Tu caches Ta face, ils sont tremblants; Tu leur retires le souffle, ils expirent et retournent à la poussière. Tu envoies Ton souffle, ils sont créés et Tu renouvelles la force de la Terre. » Le souffle créateur est nécessaire à toute vie. Ne devenons-nous pas prométhéens à vouloir sans cesse démontrer notre désir de puissance et notre volonté de Pouvoir? En effet, de nos jours les « nouveaux couples » pourront choisir par manipulation scientifique, aussi bien la couleur des yeux, des cheveux, de la peau, que le degré d’intelligence ou de puissance physique d’un enfant à venir et réparer tel organe ou telle partie du corps, puisque le don d’organes pris sur nos morts tend à se généraliser par la loi. Ainsi la vieille légende du Golem est en train de s’accomplir dans ce super-marché cauchemardesque.

Dans un lointain pays, près du pont de pierre, au pied du Palais, vivait un savant magicien et manipulateur qui créait des marionnettes. Une nuit de labeur, il imagina de façonner dans la glaise rouge du fleuve une statuette à l’image de l’homme. Elle était belle, elle était réussie, plaisante au regard. Las! Il ne lui manquait que le souffle, le mouvement et la parole. Le magicien travailla jusqu’à l’aube sur ses nombreux grimoires. Il fit cuire des décoctions dans ses cornues et dans son athanor. Enfin il trouva la formule kabbalistique, trempa sa plume dans le liquide qu’il avait préparé et la grava sur le front de la poupée d’argile. Celle ci commença alors à respirer, à se mouvoir, à parler. Au début elle fut très utile au mage, car elle accomplissait tous les travaux les plus pénibles sans fatigue ni murmure. Vint le moment ou la statue grandit et devint un géant qui détruisit tout sur son passage. Elle semblait même y prendre un certain plaisir. Désespéré, le savant prononça les paroles de sa mort. Mais en s’effondrant le Golem l’écrasa.

Comment osons nous nous substituer au Créateur en fabriquant des golems pour notre seul plaisir et pour notre propre vanité. C’est une monstruosité que de vouloir rompre avec la Loi de la nature. Comment osons nous, par caprice, nous substituer au Souffle-Paraclet . Certes ces golems demeureront à notre image, semblables à notre imaginaire, dotés peut-être d’une intelligence pareille à la nôtre, de notre force et de notre ruse, comme de nos aspects les plus sombres.

Mais comme nous ne pourrons jamais leur offrir ce que nous refusons de voir, notre âme, ils finiront par nous jalouser et se révolteront contre nous. Quels cataclysmes sommes noue en train de préparer. Je plains ces robots de chair qui seront en perpétuelle errance, à la recherche de leur âme et du sens de leur vie et qui, dans leur colère saccageront l’humanité et son habitat ainsi que le prédirent les écrits de l’Inde ….. car nous sommes déjà dans l’ère de Kali-Yuga.

One Comment

  1. Guy Adain avril 17, 2015 9:33

    Peut-être, Monseigneur, ces gens que nous prenons pour nos dirigeants politiques sont-ils des « Golem » échappés des fourneaux de l’alchimiste fou, leur créateur ?
    Si ce n’était pas le cas, verrions-nous toutes ces propositions malhonnêtes fleurir en fleurs vénéneuses ?
    Mais, nous nous en doutions depuis quelques temps déjà, en assistant médusés à l’adoption de ces nouvelles lois sur : la Famille, l’Education, le Genre, la Santé, la Fin de Vie…
    Grâce à Dieu, aucun humain, animé d’une âme divine, ne pourrait imaginer de pareilles aberrations, de telles monstruosités ; faisant passer les us et coutumes, les turpitudes de Sodome et Gomorrhe, pour d’innocentes excentricités !
    De l’assassinat programmé, en début et en fin de vie, avortement et euthanasie, à la fabrication et la vente de bébés à des familles à deux papas; l’on voit bien que des idées pareilles, ne pouvaient éclore que dans le cerveau altéré d’un démon fou, ou, ce qui semble être le cas, d’un « Golem » !
    Toutes ces billevesées inhumaines, dont on pourrait rire ou se moquer, si elles n’étaient mortifères ne sont pas à prendre au sérieux, et il faudra bien vite abroger ces fausses lois et renvoyer leurs rédacteurs, apprentis sorciers au magasin des accessoires, rayon des marionnettes, d’où ils n’auraient jamais dû sortir !
    Merci, Monseigneur, de nous montrer la voie de la Sagesse !

    Guy Adain

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