13
déc 2015

Comment permettre aujourd’hui à la France de retrouver son âme? Comment lui redonner foi en sa mission de toujours, tout en tenant compte des acquis de notre troisième millénaire?

Une première réponse nous vient de la Tradition. Elle explique que la puissance vibratoire d’un mot ou d’un nom est redoutable! Or le nom
de la Gaule résonne dans la langue hébraïque, dans la racine « Gal » qui est celle de la « libération ». Le verbe « Gaol » signifie en effet:
« libérer, affranchir, racheter un esclave ». La Gaule eut vocation de libération et la France, son héritière, n’a de réelle identité que dans cette dynamique et sa réalisation.

Il y a deux cents ans, la France s’est voulu un autre niveau de conscience coupé de la Tradition en décapitant son Roi. Elle s’est vue du même coup, perdre son âme, en s’acheminant vers un matérialisme, dont elle fait aujourd’hui l’expérience jusqu’à l’absurde et peut-être l’anéantissement. Et la France d’errer de droite à gauche, sans plus aucun fil conducteur pour retrouver son axe.

C’est au niveau de ses racines internes, au coeur de l’homme, de chacun, que sont enchaînés nos problèmes tant nationaux que mondiaux, tant personnels que sociaux, tant matériels qu’affectifs et éthiques. C’est à ce niveau qu’il faudra en particulier et surtout oeuvrer, à la lumière des valeurs ontologiques retrouvées et dans la dimension d’un message d’amour pour l’avenir. Car les destructions ne sont pas naturelles. Ce qui est naturel c’est la construction.

Deux cents ans après la mort de la Famille Royale de France, il ne semble pas que nous puissions douter de la résurrection de la France.
Dans les Écritures (Bible I° Livre des Rois.XVII,17;24) le prophète Élie ne fait-il pas revivre la veuve de Sarepta qui venait de mourir?
La veuve selon la tradition, symbolise ici notre humanité coupée du Père, de sa vivifiante dynamique, et le fils s’étiole comme une plante sans soleil, il finit par mourir… Mais Sarepta, en Hébreux « Tsarphat », c’est aussi le nom de la France! c’est également le mot « fonderie ». Quel plus beau symbole pour un peuple que d’être ce creuset où les métaux s »épurent, se marient pour se transmuter. Et dans la forge, rien ne se crée, rien ne peut se faire sans le soufflet, sans le Souffle Paraclet.

« Tsaroph » est le verbe: purifier par le feu. Cette épreuve de purification, de décantation des scories dans la matrice feu, est celle de la libération par la voie du coeur, faute de quoi elle risquerait de s’accomplir par le feu extérieur. La vocation de la France rejoint celle de la Gaule dans leur commune identité, celle de la libération par l’Amour rédempteur. Cette réalité ainsi énoncée retentit aujourd’hui dans le vide de nos cerveaux. Elle n’a d’utopique que de relever d’un état de conscience auquel la France ne semble pas être encore parvenu, mais auquel elle naîtra grâce à toute une jeunesse réfléchie et active. Car telle est son identité, tel est son NOM.

Avant de clore cette lettre à votre intention, je tiens à ce que nul ne puisse se méprendre sur mon engagement. La doctrine de notre Eglise a toujours été de « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Lui »… J’ai toujours approuvé la Loi de 1905 séparant le pouvoir temporel appartenant aux gouvernants, de nos choix confessionnels qui appartiennent à chacun. En revanche je ne puis, comme de nombreux Français, admettre l’ingérence d’une pseudo religion d’Etat nihiliste, perverse parce que sans âme et simplement politicienne de circonstance, qui pour habiller Jean déshabille Pierre.

Je souhaite à tous ceux qui me suivent sut la « toile », à ceux qui me lisent, aux Françaises et aux Français, de toute origine, de toute confession un très heureux Noël et une nouvelle année de paix.

Henri Comte de Paris
Duc de France

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