L'amour précéde la rencontre" (TH DE CHARDIN)

C'est ce que je ressens pour la france et les français

Comte de Paris

03
nov 2017

Nous avaient-ils demandé notre avis?

Tout le monde sait que les narcisses poussent en bordure de l’eau… Mirabeau disait avec humour et un brin d’orgueil: » lorsque je me contemple, je me déplais et lorsque je me compare, je me complais ».

Il faut avoir traversé le miroir de sa propre vanité pour pouvoir, un jour, forger sa propre personnalité. Et non pas pour le vain plaisir narcissique de se mirer dans l’onde, ni dans le regard courtisan d’autrui. Car derrière le miroir, au fond du lac se trouve l’épée de tous les combats magiques de la vie. Du soleil, de l’eau et du vent, trois sources d’énergie que l’Homme a su, de tous temps, maîtriser. Ne dit-on pas que la «panémone » chinoise datant du troisième millénaire A.V.J.C. fut le début d’une vieille histoire entre l’Homme et le vent, notre premier moulin! Les éoliennes certes ne sont pas aussi esthétiques que les moulins de Don Quichotte.

Les barrages hydrauliques déparent également le paysage, les panneaux solaires n’ont aucune mesure avec un tableau de Van-Gogh. Mais au moins ils ne polluent pas l’air que l’on respire. Ils ne transmettent pas sournoisement le cancer et la mort. La question est donc de savoir si l’on veut que nos enfants vivent. Entre le ciel et l’enfer il y a heureusement la divine comédie de la vie. Elle peut se jouer seul… comme c’est triste. Elle se joue plus simplement en famille ou en société. Le théâtre est multiple mais unique à la fois. C’est l’habitat de l’homme. C’est l’être humain lui-même dans sa diversité et dans son unité intérieure. Il existera toujours un choix, celui d’emprunter telle ruelle tortueuse, de parcourir des quartiers chauds, ou de s’affronter aux voies royales, de monter au sommet du beffroi ou de se fondre dans les cavernes au pied des murailles. De nos jours où l’abrutissement, les angoisses et la fatigue nous sont ingérés pour mieux nous « aider »… l’Homme a-t-il le choix de son choix?

Et les Français ont-ils la volonté d’être libres? Ou bien préfèrent-ils contempler tristement le rivage, ancrés au loin dans la baie? Ils regardent les vains combats des partis qui se partagent le gâteau France, tout en critiquant et en n’ayant pas les moyens de faire des choix responsables. On nous a supprimé nos frontières. C’est ainsi que dans les gares, près des tunnels et aux portes des aéroports s’érigent des camps où sont concentrés les indésirables et les sans identité. Et cela commence à déborder! On nous supprime le droit de choisir notre politique, notre défense, nos objectifs financiers et économiques. Alors nos députés deviennent de bons fonctionnaires enregistreurs des décisions de Bruxelles et payés à ne rien faire!

Quand est-ce que les bateaux des Français accosteront sur nos côtes pour reconquérir la France éternelle? Au jour d’aujourd’hui un grand nombre de Français a renoncé à tenter de vivre leur vie. Désorientés, ils ne songent plus qu’à tenter de survivre…mais comment? Cependant on peut aimer cet arbre, ou un animal, encore un être humain. Aimer, c’est réel, tangible comme Saint Thomas qui touche les plaies du Christ. On peut, certes, aimer la terre de France. Et lorsqu’on vit la réalité du passé, du présent et du futur, on peut se targuer d’écrire l’Histoire, car on la construit avec et par amour. Or à notre époque beaucoup ne perçoivent pas le monde de la réalité, car ils vivent dans un monde virtuel, avec de l’argent électronique, autant dire du vent. Et notre monde virtuel ne peut exprimer en rien la réalité.

Lorsqu’on sait que ce monde virtuel est manipulé comme un théâtre d’ombres chinoises, alors nous devons craindre que le totalitarisme de l’ordre mondial ne se répande partout. C’est ainsi que la France risque de subir l’Histoire et ne plus la forger, puis disparaître comme l’antique Atlantide, dont on retrouve des restes épars gisant au fond des mers. Pourtant la tempête et la montagne ont accouché de ce petit village, encerclant son clocher roman, blotti dans le val, quintessence de notre culture et des beaux chemins de notre civilisation, profondément enracinés dans la glèbe, cette terre si riche et si vivante, coeur de notre coeur! Ce village est libre comme les arbres qui le bordent, comme le ruisseau qui coule en son mitan, ou ces prés que chacun peut cultiver. Il est libre, il est unique, car chacun et tous ont participé à sa création et cette vie devient le ciment de sa culture, autant dire son âme.

La culture ne s’impose pas par des diktats d’une soi-disant élite qui se triture le cervelet pour se croire populaire. Elite, ce mot si souvent utilisé de nos jours, ne peut que nous faire sourire dans la tristesse…car la Culture c’est la beauté du vivant, polissée par le temps. Et les longues écharpes de brumes et de feuillages à peine éclos, font rêver à des étendards flottants au vent de la paix, par delà des batailles déjà consommées. L’absence de toute stratégie de défense correspond, de nos jours, à une volonté de désarmement accéléré de notre pays. Nous avons une armée de professionnels sous-équipés et sous-entraînés. Il convient d’arrêter de rêver du passé et d’inventer l’avenir. Mais l’avenir ne peut se construire que sur la base d’un passé assumé.

Il est urgent, si l’on veut conserver un rang dans le monde, de repenser une stratégie pour la France dans l’ensemble européen et de s’en donner les moyens financiers et en matériel. Les Français répondront toujours présent pour servir notre terre et conserver notre identité. Il fut un temps où fleurissaient les petits jardins du pré carré français, mais également l’époque où fleurissaient les Arts et les Lettres dits beaux et belles par le truchement de toutes les universités européennes.

Car l’Europe existait bien avant que des esprits rabougris, qui avaient l’intellect faussé par l’idée qu’ils se faisaient d’eux-mêmes et du politiquement correct, ne nous dictent notre conduite. Et pour diriger plus facilement les Français, épris de liberté, on tend à les rendre idiots en leur déversant à travers l’ »étrange lucarne », du sexe, de la bêtise et de la laideur. C’est pourquoi nous assistons, faute de moyens mis à leur disposition, à une fuite de cerveaux, de créateurs, d’artistes, de médecins, de scientifiques… Il n’y a que l’homme politique Français qui ne s’exporte guère… mais qui s’implante avec délice! Alphonse Allais, célèbre humoriste, souhaitait que les villes, pour devenir pleinement charmantes , soient sises à la campagne. Or notre monde actuel doit faire face à un risque global: épidémies, terrorisme et dame nature qui se prend la grande colère. Comment réorganiser notre société? Peut-on avoir dans le même temps le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière, Nos sociétés sont devenues des manufactures du risque. Dans le même temps nous sommes entrés dans une société post industrielle, au delà de laquelle il faudra établir de nouveaux rapports, de nouveaux contrats entre la science et la société, entre les médias et la société et une place libre pour une Justice éprise d’éthique. La globalité du risque ajouté au terrorisme, n’a-t-elle mis fin au néo-libéralisme? Si l’on conçoit la nécessité au retour d’un Etat fort, il faut en contrepartie des contre-pouvoirs également forts pour éviter toute dictature , mais aussi tout blocage qui empêcherait de nettoyer les Ecuries d’Augias… C’EST URGENT ! Si la liberté et la sérénité trouvent leur source dans la spiritualité, notre monde est-il apte à percevoir ce lien, ou tout est-il fait pour l’en empêcher? Depuis un demi siècle notre monde a vu ses liberté individuelles se restreindre dans la plupart des pays occidentaux.

Doit-on alors entonner le de profundis de ce genre de démocratie que nous vivons? Mais rêvons un peu: « Lorsque j’étais enfant, je croyais, non j’étais certain que les arbres faisaient du vent en agitant leurs branches. La nuit les arbres avec les nymphes, les dryades, les faunes et autres énergies, devaient, j’en étais sûr, danser des farandoles effrénées, pour revenir au calme et à leur place au matin dés que le coq chantait. Dans cette Méditerranée où régnaient les sirènes et les tritons certains arbres s’apprêtaient à plonger dans l’onde pour quelque jeu ou compétition que l’Homme connaîtrait, peut être un jour, s’il était sage. »

En attendant sur la côte est des Etats-Unis, toutes les essences d’arbres sont en train de migrer vers les monts Appalaches. Ils se replantent vers l’ouest et quittent la côte atlantique. Pour comprendre la raison de ce phénomène, il faut le rapprocher d’une autre annonce des scientifiques concernant les taches solaires. En effet de fortes éruptions solaires provoquent en général, sur notre planète, le réveil des volcans. Or il existe des volcans que l’on surveille particulièrement en raison du risque de leur effondrement, par exemple ceux des îles Canaries. Leur effondrement provoquerait un gigantesque tsunami, dont la côte est des Amériques ferait les frais… Certains savants ont déjà calculé la puissance de cette vague aussi haute que la tour Eiffel. Et si la Nature, comme on peut le constater l’a déjà prévue, alors soyons attentifs et demeurons à l’écoute de « Gaia », à l’écoute des signes de cette nature qui nous parle…

Comme les arbres, comme les plantes, comme les animaux que nous avons tant méprisés, l’Homme recherche la lumière au fond des grottes, dans la profondeur du hallier, dans la nuit du désert. Un pays est un être vivant. Il a besoin de lumière pour vivre. Ce qui est actuellement proposé à la France ressemble plus à un brouillard épais, gluant et glauque. Aucun souffle, aucune étincelle pour dissiper la morosité et éclairer la voie. On nous propose de reconquérir nos libertés bâillonnées tout en enchaînant les moyens d’y parvenir.

L’ « homo-politicus » a peur de nous rendre nos responsabilités, car il pourrait perdre son carriérisme. La politique est devenue une façon de faire carrière et non plus de servir la France et les Français!!! La chrysalide met longtemps à sortir de l’eau pour devenir libellule. Mais aussi que de souffrances pour sortir de cette gangue et passer à une vie exaltante, bruissante, belle. Les Français sont en ce début d’ère nouvelle en cet instant de choix cruciaux, sur le fil du rasoir entre deux précipices.

D’un côté l’idée rassurante de n’avoir aucune décision à prendre, puisque Big-Brother les dicte à notre place, mais c’est la mort de notre âme, de notre identité et la disparition de la France, qui n’aurait jamais existé. De l’autre, la vanité suffisante de nos exploits passés et même trépassés. Il y aura toujours des miroirs déformants pour nous faire croire que nous sommes beaux et intelligents. Certes!!! Mais nous venons de rétrograder au fond de la classe. Vous en êtes vous aperçu? Reste toujours un choix autre, emprunter le chemin du fil du rasoir, entre la mort par veulerie et la mort par bêtise, ou la vie par bravoure…

Ô! Pays des Lumières! Que sont elles devenues? Alors retroussons nos manches pour faire que l’avenir soit déjà au présent et ne plus avoir peur de notre ombre. Car entre l’enfer et le ciel il y a la vie et l’amour de notre terre la France. Que Saint Michel et toute la cohorte des Saints de France nous viennent en aide.

Henri
Comte de Paris et Duc de France

21
sept 2017

Communiqué

Madame la Comtesse de Paris vous fait part du décès de son frère aîné: Juan Luis Cousino Quinones de Leon, survenu à l’âge de quatre vingt quatorze ans. Juan Luis Cousino est reconnu pour sa recherche dans le domaine de l’Art, rejoignant les conclusions des plus grands Maîtres, sur ce que Platon disait « du bon, du beau et du juste ».

Il s’identifie à la Statue qu’il tailla, lui même, dans le marbre de la vallée de Carare, représentant l’Impératrice Eugenia de Montijo, qui fit construire le Palais de Biarritz, devenu plus tard l’Hôtel du Palais. Cette statue souleva, à l’époque, une polémique mondiale, tant par sa beauté que par sa modernité puisée aux sources de la justesse antique!

Sa dernière oeuvre est une étude monumentale représentant l’image du Christ imprimée sur le Saint Suaire de Turin… Que Dieu accueille son âme! Son filleul, Alexis Francis-Boeuf, fils de Madame la Comtesse de Paris, représentera sa mère ainsi que Monseigneur le Comte de Paris à la cérémonie qui se déroulera en l’Eglise de Saint Sulpice à 10h30 ce vendredi 22 septembre.

15
sept 2017

Mgr le comte de Paris assistera au 302ème anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides

Le Chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris se rendra, le dimanche 17 septembre 2017, à l’invitation du général gouverneur des Invalides, à la messe traditionnelle de la Fondation des Invalides par le roi Louis XIV,  célébrée cette année par Mgr Antoine de Romanet, Évêque aux armées, en la cathédrale Saint Louis des Invalides.

La messe commencera à 11h et sera ouverte au public. Nous appelons donc, tous nos lecteurs présents sur Paris ce jour là, à venir nombreux accompagner le chef de la Maison royale de France lors de cette cérémonie.

15
sept 2017

Monseigneur le comte de Paris invité des Bataillons de Chasseurs Alpins

Samedi 16 septembre, le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris se rendra à l’invitation des autorités militaires, à Vincennes pour assister à la « Sidi Brahim », fête des Bataillons de Chasseurs de l’armée française.

La cérémonie nationale du 172e anniversaire des combats de Sidi-Brahim se tiendra dans la cour d’honneur du château de Vincennes. Les Bataillons de chasseurs à pied, alpins et mécanisés commémoreront ces combats par une prise d’armes, un défilé et une animation musicale dans la Cour d’honneur du château royal. Chaque 3e samedi de septembre, le château de Vincennes accueille la commémoration des combats de Sidi-Brahim : c’est en effet à Vincennes qu’en 1838, le 1er bataillon de chasseurs à pied avait été créé.

Le lendemain de cette cérémonie militaire, le prince se rendra à l’Hôtel des Invalides ; haut lieu de l’armée Française ; pour assister au 302ème anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides.

24
août 2017

Les Trois Cavaliers du Soleil

Lorsque l’on se trouve au fond du puits, on peut s’attendre à faire connaissance avec les cavaliers de l’Apocalypse qui nous entraînent vers les abîmes de l’horreur, vers l’abomination de la désolation, ainsi qu’il est écrit dans le récit de Saint Jean. Mais on ne nous parle jamais des trois Cavaliers du Soleil, lumineux et scintillants. Ils peuvent nous apparaître pour nous retourner et nous indiquer le sentier étroit des énergies de lumière qu’il nous faudra gravir, parce que cette voie  royale  est inscrite en lettres d’or dans l’âme de chaque être, dans l’âme assoupie de chaque pays.

 

Qui sont donc ces êtres chrysoptères (qui ont des ailes d’or « Litré » ) qui nous indiquent la voie ? Dans les temps reculés on implorait Isis, messagère de Zeus, qui descendait vers les terriens sur son arc-en-ciel. Supposons alors que les trois Cavaliers du Soleil soient, de nos jours, les Archanges Michel, Raphael et Uriel, auréolés de la lumière dorée de notre Créateur, dotés de Sa puissance et de Son amour pour nous indiquer « hic et nunc », ici et maintenant, la voie étroite, la voie royale à emprunter.

Mais le peuple de France avait des rêves plein la tête… Tous pensaient pouvoir marcher sue l’eau grâce au sourire du fameux professeur Nimbus qui le leur avait promis. L’Eldorado était là devant eux, il suffisait de le cueillir… mais ils n’ont saisi que du sable qui s’écoulait entre les doigts. Le temps des rêves et même les instants d’une méditation prolongée ont une fin. Ils doivent faire place au temps de l’action, au temps du retournement. Mais le peuple de France a perdu la mémoire, il a accepté de devenir aveugle et sourd. Il ne sait plus comment changer de peau tel le grand serpent primordial!

La question pour nous enfants de la France, est de discerner, dans le registre cosmique, la vibration harmonique qui nous est propre, qui nous identifie. La Tradition explique que la puissance du NOM est redoutable. Ainsi le nom de la Gaule résonne dans l’ancienne langue hébraïque, dans la racine « gal » qui est celle de la « libération ». le verbe « gaol » signifie en effet libérer, affranchir, libérer un esclave. La Gaule eut la vocation de libération et la France, son héritière, n’a de réelle vocation que dans cette dynamique et sa réalisation.

Il y a plus de deux cents ans, la France s’est voulu un autre niveau de conscience. Coupée de la Tradition en décapitant son Roi, elle s’est vu du même coup perdre son âme en s’acheminant vers un matérialisme dont elle fait aujourd’hui l’expérience jusqu’à l’absurde et peut être l’ anéantissement. Et la France ère de droite à gauche sans plus de fil conducteur pour retrouver son axe. C’est au niveau de ses racines, au cœur de l’Homme, que sont enchaînes nos problèmes, tant nationaux que mondiaux, tant personnels que sociaux, tant matériels qu’affectifs et moraux. C’est à ce niveau qu’il faudra en particulier et surtout œuvrer, à la lumière des valeurs ontologiques retrouvées et dans la dimension d’un message pour l’avenir.

Plus de deux cents ans après l’assassinat de Louis XVI il ne semble pas que nous puissions douter de la résurrection, un jour, de la France, que l’Ancien Testament affirme (I Rois XVII, 17-24). En effet le Prophète Élie ne fait-il pas revivre de son souffle le fils de la veuve de Sarepta qui était mort ? La veuve selon l’ancienne tradition hébraïque symbolise notre humanité coupée du Père, de sa vivifiante dynamique et le fils s’étiole comme une plante sans soleil, et finit par mourir. Mais Sarepta en ancienne langue hébraïque c’est Tsarphat, c’est aussi le NOM de la France. C’est également le mot « fonderie ». Quel plus beau symbole pour un peuple que d’être ce creuset où les métaux s’épurent, se marient pour se transmuter! Et dans la forge, rien ne se crée, rien ne peut se faire sans le soufflet, sans le souffle Paraclet..

Tsaroph est le verbe « purifier par le feu ». Cette épreuve de purification, de décantation des scories dans la matrice feu, est celle de la libération par la voie du cœur, faute de quoi elle risquerait de s’accomplit par le feu extérieur, comme sous la Terreur en 1793. La vocation la France rejoint celle de la Gaule dans leur commune identité, celle de la libération par l’Amour Rédempteur. Cette réalité ainsi énoncée retentit aujourd’hui dans le vide de nos cerveaux. Elle n’a d’utopique que de relever d’un état de conscience auquel la France ne semble pas être encore parvenue, mais auquel elle naîtra, car telle est son identité, tel est son NOM.

Ce nom est d’abord essentiellement une exigence. La mission de la France n’est sûrement pas de pousser quelque cocorico retentissant, puis de lisser vaniteusement ses plumes. Il lui est demandé de transformer le charbon en diamant, d’être l’exemple exemplaire universellement reconnu. Jusqu’à la disparition de son Roi et de toute la Famille Royale, y compris l’enfant Roi martyre de neuf ans… notre pays fut le premier en de nombreux domaines, celui que l’on citait, que l’on copiait et qui suscitait tant de jalousie et d’envie. Les Rois Capétiens avaient su garder la France en son axe, dans son juste milieu.

Je laisse maintenant la parole à l’ancien Président de Tchécoslovaquie, Vaclav Havel: »L’appétit du pouvoir est, de nos jours, le seul moteur de l’ambition et on assiste au développement de tous les fanatismes, de toutes les escroqueries, à la prolifération de mafias, au manque généralisé de tolérance, de compréhension d’autrui, à la disparition du goût, de la mesure, de la réflexion… La vraie politique, la seule digne de ce nom et d’ailleurs que je consens à pratiquer est la politique au service du prochain, au service de la communauté, au service des générations futures. Son fondement est éthique, en tant qu’elle n’est que la réalisation de la responsabilité de tous et envers tous. C’est la responsabilité telle qu’en elle même, celle que j’appelle la responsabilité supérieure, supérieure par le fait qu’elle s’ancre dans la métaphysique.Elle se nourrit de la certitude, consciente ou inconsciente que rien ne se terminera par la mort, car tout s’inscrit pour toujours, tout s’évalue ailleurs, quelque part « au-dessus de nous » dans ce que j’ai appelé la mémoire de l’être, dans cette partie indissociable de l’ordre mystérieux du cosmos, de la nature et de la vie que les croyants nomment Dieu et au jugement duquel tout est soumis. »

Je fais miennes ces paroles qui nous viennent du fond des siècles.

Henri, Comte de Paris, Duc de France.

13
mai 2017

Fatima le 13 mai 1943

En ce temps la Famille de France et moi-même étions en exil au Portugal.
Ce 13 Mai, jour anniversaire de la première manifestation de la Vierge Marie, jour de terreur pour tous les nombreux spectateurs qui virent le soleil danser puis tomber sur terre, donc vingt six ans plus tard j’avais dix ans. Ma mère avait loué un minibus qu’elle conduisait et où s’entassaient sa famille déjà nombreuse, à laquelle s’ajoutait une famille de nos amis aussi nombreuse que nous.

La veille au matin, le 12 Mai, ma mère conduisait par des routes défoncées et tortueuses,trop souvent étroites, comme si ce fut un rallye automobile. Bref nous sommes arrivés à la « Cova Da Iria » à Fatima, sans avoir écrasé de pèlerins, ni versé dans le fossé. Nous, les enfants, savions avoir été protégés par nos Anges Gardiens et peut-être par la Vierge.

A cette époque, il n’existait sur cette cuvette que des cailloux, une source et l’olivier sur lequel apparu la Sainte Vierge aux trois bergers… et un seul Hôpital et une maison pour le clergé. Les pèlerins comme nous dormaient à la belle étoile avec leur couverture. A l’aube, un morceau de pain et un bol de café chaud, puis chacun reçu ses consignes ainsi qu’un broc et une tasse en aluminium pour étancher la soif des malades et infirmes dont il avait la charge. Chacun était responsable d’une rangée de malades. Et ce jour là la chaleur était étouffante sous les toiles tendues au dessus de cette cuvette débordante de malades.

Je fis la connaissance de mes malades, de vieilles personnes perdues de souffrances,quasiment tous accompagnés d’un proche se tenant près de leur tête. Le soleil dardait ses rayons sans un souffle d’air, j’étais donc très sollicité, « agua, faïch favor » de l’eau s’il vous plaît. Durant le Saint Office, le calme régnait, mais lorsque la Sainte Hostie dans l’Ostensoir porté par l’Evêque du lieu et suivi par toute sa cohorte arriverait, ce serait autre chose, car l’officiant inclinerait l’Ostensoir vers le malade pour qu’il l’embrassa ou le touche.

Or dans ma rangée, étendue sur un brancard une jeune fille d’environ 13 ans. Je l’ai gravée dans l’oeil de mon coeur. Elle était vêtue d’une courte jupe grise qui dissimulait ses jambes rabougries et tout son corps était recroquevillé telle une petite araignée terrorisée, avec ses cheveux noirs, coupés à la Jeanne d’Arc et sa blouse blanche, elle me touchait par la peur que je devinais dans ses yeux noirs. J’étais donc en train de porter à ses lèvres la tasse en aluminium lorsque je vois l’Ostensoir arriver. je me retire auprès de sa mère. L’Ostensoir s’abaisse et elle ferme les yeux puis l’embrasse. Son visage est devenu une prière muette…

L’Ostensoir poursuit sa course. Je quitte la ruelle, la mère pousse un cri, je me retourne. La jeune fille est debout. J’en suis heureux pour elle. Mais ce qui m’impressionne et me laisse pantois c’est qu’en prenant la forme d’une enfant de treize ans, son corps est plus grand que sa jupe. Mais la Sainte Vierge semblait savoir qu’à cette époque, la minijupe aurait fait scandale, Elle a donc rallongé la jupe à la bonne hauteur.

Pour moi je compris que le vrai miracle d’Amour c’est aussi cela. He! Oui! La Haut Ils pensent à tout… Je n’ai jamais oublié le sourire lumineux de cette jeune fille adressé à La Vierge Marie. En ce 13 Mai 2017 J’en suis encore bouleversé.

Henri Comte de Paris

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