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mar 2015

Il est nécessaire d’assimiler, de comprendre cette évidence: la greffe d’un Islam conquérant et dominateur en terre Chrétienne depuis des millénaires est aussi incompatible que celle d’une Chrétienté en terre d’Islam. L’Histoire depuis l’an 742 le démontre. La victoire de Poitiers sur les escadrons arabo-berbères signe l’arrêt de l’expansion des Arabes vers le nord. De leur côté au moyen-orient Saladin et ses successeurs mettent fin aux croisades chrétiennes après la mort du Roi Saint Louis à Tunis en 1270. De même les Rois Catholiques d’Espagne chassent le dernier Roi Arabe de Grenade, Boabdil, en 1492, libérant ainsi la péninsule ibérique. Tandis que Don Juan d’Autriche en 1571 détruit la flotte turque à la bataille de Lépante. Après les dernières tentatives de conquête, les Ottomans échouent devant Vienne en 1529 puis en 1683. Une sorte de statut-quo s’installe alors autour de la Méditerranée. Au nord des Dardanelles et de Gibraltar, c’est terre chrétienne. Au sud, c’est terre islamique.

Pourtant ces frontières immatérielles n’ont jamais empêché la culture, les arts et la science de s’entrecroiser. Ce furent autant de ponts permettant le dialogue, parfois des alliances. La Chrétienté, comme l’Islam ont su tisser une compréhension respectueuse sur la trame de la diversité. Ce fragile équilibre, fondé sur le respect des Etats, des êtres et des religions, fut contesté, mis à mal à partir de 1793 par les terroristes Jacobins et par leur idéologie laïque sans foi, déniant toute Loi naturelle transcendante. En décidant d’imposer au monde, si besoin est par la force, la négation de toute Loi Supérieure, si ce n’est celle de leur minuscule volonté, ils ont déclaré que les peuples peuvent disposer d’eux mêmes. Puis ils ont proclamé unilatéralement leur droit d’intervenir pour libérer les peuples de leurs dirigeants, considérés comme des « tyrans »… N’ayant pas réfléchi aux conséquences de leurs actes, ils ont installé le chaos, plus de souffrances et de misères. C’est ainsi que l’idéologie tient lieu de stratégie et on se demande si le mot même de stratégie a le même sens pour eux que pour Sun- Tzu, ou Clausewitz ? (**)

La France, terre mystique au destin singulier, dont la déclinaison existe dans sa modernité, trouve un écho dans « une certaine idée de la France » disait de Gaulle. La France des Pays ainsi que l’on s’exprimait autrefois dans sa construction centralisatrice, avant l’heure, était déjà un concept Capétien, et pourtant la terre de France était hérissée de libertés, car elle fut toujours terre d’accueil et elle pouvait assimiler, car elle était forte, elle savait faire respecter son identité et savait intégrer l’immigrant, respectant son identité et sa liberté. Il ne pouvait être question de primer quelque religion sur l’identité de chacun, ni l’identité collective de la France et le respect de ses lois sur quelque communautarisme.

La laïcité que notre gouvernance actuelle nous impose est semblable au poison qui fut versé dans l’oreille du Roi du Danemark par Hamlet (Shakespeare). Il s’infiltre et pourrit le cerveau. Il engendre la haine de la Chrétienté permettant à l’Islam d’envahir notre terre, à des fins électorale et, bientôt, faute de police, faute de gendarmerie, ou pire d’armée, le peuple de France retournera au néant, ou alors un sursaut risque de les pousser à la révolte, aux progromes ! A Dieu ne plaise…

Français de souche depuis Hugues Capet (987), je me dois de dire ma répulsion pour ce grand chambardement que l’on tente de nous imposer pour transmuter les Français en « ilotes », sans sexe, sans passé, sans avenir, sans âme, bref en singes de Dieu. Pourtant comme tant de Français, je voudrais trouver des solutions pacifiques afin de contrer cette haine et cette sottise, qui à la longue nous transforment en futurs esclaves de ces nouveaux barbares de l’Islam.

Il est donc urgent de connaître cet ennemi, largement infiltré en Europe, tout comme en France; car la terre Chrétienne, à partir d’un certain seuil de tolérance, ne pourra plus supporter ce greffon que l’on nous impose et qui ne veut pas être assimilé à notre façon de » vivre, à notre mode vestimentaire, à notre goût culinaire, à la mixité dans les hôpitaux ou dans les piscines et encore moins à la démocratie, qui pour nos envahisseurs est une farce nécessaire pour ne pas avoir d’ennuis dans le moment présent. Ce n’est pas aux Chrétiens de s’adapter à l’Islam, mais à l’Islam à s’adapter à nos lois, à TOUTES nos lois, en terre Chrétienne! Or Daesh a déjà des alliés en Ukraine, côté Kiev: le bataillon « Doudaïev », très bien armé, composé de Tchétchènes, de Caucasiens et de néo-fascistes, au nord de Donetz, tout comme le bataillon « Al Mansour » composé de Tatars, qui défend Marioupol. On parle déjà d’une infiltration d’éléments armés dans la chaîne des Carpates. Ce massif montagneux touche la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie et la Bulgarie, toute l’Europe centrale…. Je n’ai pas ici la place de vous détailler toutes les diverses 5°colonnes qui existent en Europe Occidentale. Lorsque Hercule, dans la mythologie antique grecque, tue l’Hydre de Lerne, il se rend compte qu’en coupant une tête, une ou trois autres la remplace immédiatement. Pour en terminer avec la bête immonde il tranche la racine. La racine Daesh est le résultat d’une politique de gribouille engendrée dans les prisons occidentales. Au nom d’une démocratie, que l’on ne pourra imposer au monde musulman avant des siècles et pour des raisons non avouées de faire main basse sur des ressources énergétiques ou des mines de métaux précieux pour nos industries, sans oublier au passage quelques pillages d’oeuvres d’art, l’occident a armé des milices contre Bachar El Assad. Ces milices ont été phagocytées par Daesh avec armes et bagages. Il serait temps d’entreprendre enfin une « real-politik ». Certes Bachar El Assad a commis des atrocités personne ne peut le nier. La coalition occidentale n’a fait que renforcer Daesh et Bachar El Assad est toujours là. Il devient un des volets du rempart pour permettre de détruire Daesh. Les Américains ont bien compris qu’il est nécessaire de changer de stratégie aussi bien avec Bachar El Assad qu’avec Téhéran… Mais dans ce jeu d’échecs ils oublient une pièce maîtresse, qui est liée géographiquement et historiquement avec cette région du Moyen-Orient: la Russie.

Pour arrêter Daesh en Ukraine et par conséquence de déboucher en Europe, l’alliance avec la Russie devient indispensable, car ce n’est pas le fantoche qui a été élu par la CIA à Kiev qui peut résoudre le problème en Ukraine, puisqu’il est l’otage de Moutayeb, patron des Tchétchènes en Ukraine de l’ouest. Je ne suis pas le seul à penser que l’Europe a, ou aura besoin de s’allier à la Russie. Le maître du Kremlin est un remarquable stratège et un excellent joueur d’échecs. Pour le moment il attend et la Russie est avec lui. Plus nous tarderons, plus ses exigences seront proportionnellement fortes. Il est temps, afin d’éviter une guerre sanglante et barbare, de se mettre autour d’une table et de négocier avec le Maître du Kremlin. Il détient plus de cartes que l’Occident et son intérêt est également le nôtre.

Sinon, craignons que le va-t-en-guerre qui prendrait le pouvoir en 2016 aux USA ne nous entraîne dans une conflagration armée, cette fois véritablement mondiale. Alors « pleure ô pays bien aimé ». Je reprends ici les paroles de la mère de Boabdil, dernier Roi Arabe de Grenade dont le portrait se trouve derrière moi dans ce bureau d’où je vous écris : « Pleure comme une femme ce que tu n’as pas su défendre comme un homme. »

 

 

(*)Titre du livre d’Alan Paton -1950- Albin Michel

(**)Sun Tzu -VI°S AVJC- L’Art de la Guerre Clausewitz Théoricien Militaire Prussien (1780-1831) Tous deux encore au programme de plusieurs Ecoles de Guerre

2 Comments

  1. richard alain marsaud de labouygue mars 19, 2015 1:48

    Monseigneur,
    Votre analyse est pertinente. Pouvons nous persuader nos semblables et les Français en particulier de la justesse de votre parole sage ? Si il y a un espoir de voir l’Europe de nos rêves, il est une évidence, elle ne se fera pas sans la Russie ,aussi avez vous raison de le démontrer. Permettez moi de signaler à vos lecteurs attentifs, ce petit air frais qui nous vient de l’Est : » Ne me parlez donc pas d’une humanité divisée en deux. Je ne reconnais que le trait qui sépare le juste de l’injuste, le bon du méchant.Les grands criminels restent , sans conteste, les hommes qui gouvernent le monde et qui manquent à leur unique devoir: celui d’obliger ce monde à la justice, en étant d’abord justes eux- mêmes. Haïdouks! En attendant que la meute de loups devienne troupeau de brebis, notre espoir d’une vie meilleure doit s’ attacher aux hommes qui souffrent. Ils sont de deux espèces: ceux qui vivent dans la peine et ceux que torture la générosité de leur coeur. Je ne saurais vous dire laquelle des deux sortes serait la plus ferme dans la bonté, mais je sais qu’ aussi longtemps qu’un homme souffre, on peut lui faire confiance. Par contre, guerre sans merci à tout homme qui reste indifférent devant la douleur universelle, et particulièrement à celui qui, en mesure d’exercer la justice, ne le fait pas.
    Cet homme indifférent, il faut le traquer là où il se trouve, et le considérer comme notre ennemi alors même qu’ il serait notre propre frère, car c’est surtout à l’indifférence, aux indifférents, que les tyrans doivent de se maintenir. » Extraits du chapitre: Domnitza Desnagov, tirés des oeuvres de Panaït Istrati- tome I- éditeur Phébus. Présentation Linda Lê ( 2006)

  2. Guy Adain mars 19, 2015 5:17

    Nous pourrions nous satisfaire des déclarations convenues et insipides de nos gouvernants si nous étions to « N’importe qui » !
    Mais si nous nous sentons français, gens de France, semblables et tous différents, alors le brouet verbal qui nous est servi, ne peut nous satisfaire.
    N’y aurait-il plus dans notre pays de « Voix de France » ?
    Certes en lui coupant la tête on lui coupait aussi la parole !
    Mais grâce au Ciel, le Roi ne meurt pas en France !
    Merci, Monseigneur, d’être notre voix royale !

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